Tribune du magazine Sète.fr – février 2026
Depuis plus de 20 ans, les choix d’investissements publics et d’aménagements manquent de cohérence. Si certains équipements ont vu le jour, comme la Halle Marty, leur conception s’est faite sans répondre pleinement aux usages réels. Par exemple, l’accès à ce lieu, sa capacité d’accueil de 1600 spectateurs et les capacités de stationnement n’ont pas fait l’objet d’une analyse approfondie, alors qu’ils sont déterminants lors d’événements importants.
Dans le même temps, des enjeux essentiels sont relégués au second plan. L’état des routes, la préservation des paysages et la protection de la biodiversité ne bénéficient pas des moyens nécessaires. Récemment, des déversements d’eaux usées dans le canal, puis dans l’étang, ont fortement impacté les conchyliculteurs, alors même qu’une station d’épuration de 64 millions d’euros est présentée comme la solution. Le véritable chantier – la séparation des réseaux d’eaux usées – n’a, lui, jamais été mené.
Gouverner, c’est garantir durablement un cadre de vie sain, la protection des personnes et des biens, et ici, la protection absolue de notre lagune de Thau. Cela passera par le fait d’adapter l’urbanisation aux limites de notre environnement. Or, les faits montrent que cette hiérarchisation des actions laisse à désirer.
Il est encore temps d’agir, mais la situation exige un changement de cap !

