Quel avenir voulons-nous pour notre agglo ?

Tribune Magazine Notre agglopôle – janvier/février 2023

Tous nos vœux de bonheur pour cette nouvelle année pour tous les habitants de notre agglomération, une bonne santé et des projets pour l’avenir. L’avenir et l’adaptation aux bouleversements climatiques et sociaux à venir nous obligent à des propositions constructives pour laisser un territoire vivant et vivable à nos enfants et petits-enfants. Pour cela à l’assemblée communautaire le groupe « Ensemble pour Sète »défend : la gratuité des transports publics pour diminuer l’impact de la voiture; des parkings extérieurs pour éviter l’engorgement des villes et les pollutions; un retour en régie publique de l’eau qui est un bien commun qui se raréfie; la gratuité des 15 premiers m3 pour tous et la progression du prix de l’eau en fonction de la consommation, garant d’une vraie justice sociale; un développement maitrisé de nos villes et villages pour pouvoir accueillir toutes les populations et contribuer à une mixité sociale; un appui à nos structures culturelles qui diffusent partout et pour tous et l’arrêt du « fait du prince » dans l’attribution des subventions; une vraie sécurité publique partout sur notre territoire et en particulier dans les quartiers prioritaires, qui doit être accompagnée d’un engagement de la collectivité en structures éducatives, sociales et un soutien associatif. Et bien d’autres projets à défendre pour faire entrer notre agglomération dans une vision moderne et adaptée.

Belle année à tous !

Le récit trompeur de la planification urbaine

Tribune Sète.fr novembre et décembre 2022

On aurait aimé croire aux objectifs pompeusement affichés dans le PLU : un urbanisme et une architecture de qualité, une offre de logements diversifiée afin de fluidifier les parcours résidentiels, conforter la mixité sociale et maîtriser la densité urbaine autour des axes de mobilité…  

Hélas, la réalité est toute autre : une ville avec une forte spéculation immobilière uniquement attractive pour les retraités et les actifs de CSP supérieure, qui se vide des jeunes familles en raison d’une offre de logements insuffisante et inadaptée, un habitat ancien toujours dégradé en centre-ville, l’aggravation de la ségrégation sociale entre quartiers ( ex : les indices de position sociale des collèges de la ville) , une entrée ouest contestable sur le plan architectural, pauvre en commerces et services de proximité, un boulevard de Verdun saturé de constructions discordantes et asphyxié de véhicules…

Le maire accorde les permis de construire. A ce titre, il est responsable de l’encadrement et du suivi politique de la planification. Qu’en sera-t-il donc de l’entrée est, avec plus de 2500 logements à terme, si, au lieu de donner la priorité aux besoins réels et au bien-être des citoyens, il continue de céder si facilement aux « beaux » projets des promoteurs ?

Ensemble pour Sète, relevons le défi du courage ! Bonnes fêtes à toutes et tous !

Décès de Madeleine Estryn

Nous avons appris avec grande tristesse la disparition de notre collègue Madeleine Estryn . Elle défendait  avec opiniâtreté  des valeurs sociales et écologiques tant au niveau associatif que politique. Médecin de formation, spécialiste reconnue de la médecine du travail, autrice de plusieurs ouvrages de référence sur ce sujet, elle essayait avec obstination d’infléchir les choix politiques  tant au sein du conseil d’administration du CCAS qu’au sein du conseil municipal.
Engagée à nos cotés dès la mise en place de la liste du premier tour « Alternatives sétoises » et puis  « Ensemble pour Sète » elle était la représentante de la FI dans notre groupe d’opposition au conseil municipal qu’elle a quitté en juin dernier pour combattre la maladie.
Toutes nos pensées vont aujourd’hui à son compagnon et ses enfants.

Choisir seul et assumer ou avancer collectivement ?

Tribune Sète.fr – novembre 2022

La justice doit encore se prononcer sur deux affaires à Sète. Pour la construction du parking A. Briand, l’arrachage des arbres est suspendu car pas sollicité dans les formes. Le Maire est poursuivi et fait l’objet d’un réquisitoire sévère car malgré l’alerte initiale du Préfet puis celle de la CRC et de notre groupe, il n’a ni suspendu ni réclamé des primes indûment versées à des collaborateurs (100 000€).

Fin 2021, il est condamné à 10 mois de prison avec sursis et 8000€ d’amende.

Les élus de la majorité clament sa bonne foi et “le Maire porte tout » comme il le dit lui-même. Mais ne doivent-ils pas assumer collectivement les dizaines de délégations accordées dès le 1er jour, les centaines de décisions prises par le maire, et peu de votes en conseil; les projets lancés dans l’urgence; les voix citoyennes méprisées; les votes monolithiques de la majorité, les procédures d’exceptions et accélérées ?

Nous subissons une gouvernance indigeste, irrespectueuse de la population, avec une majorité amorphe et soumise. Majorité élue par 47% des voix (24 % des inscrits).

Et si les 76% d’inscrits qui ne l’ont pas choisie étaient effectivement opposés aux projets en cours, s’ils désapprouvaient certaines signatures, s’ils avaient un avis pertinent ?

L’homme providentiel doit donc assumer avec sa majorité les conséquences qui découlent de ses choix. 

Nous attendons la réponse de la justice et espérons que la raison remporte la partie.

La gestion des affaires sétoises par la Saelit et la SPLBT est une affaire d’agglo aussi !

Tribune Magazine Notre agglopôle – novembre/décembre 2022

Le 4 octobre dernier, le Tribunal Administratif de Montpellier a donné raison au collectif Bancs Publics en suspendant les travaux du parking sous la place Aristide Briand, en raison du manque d’une autorisation préfectorale pour déroger à la loi du Code de l‘Environnement qui interdit l’arrachage des arbres en centre-ville. En janvier, un autre référé avait démontré que les permis de construire n’avaient pas été déposés malgré une tentative de démarrage des travaux. Deux référés qui montrent le non-respect des procédures administratives qui règne autour de ce projet.

Après les condamnations du président de l’agglo et maire de Sète, après les rapports accablants de la Chambre Régionale de la Cour des Comptes sur la SAelit, Thau habitat et la SPLBT (organismes tous présidés par François Commeinhes) et les suites judiciaires attendues, nous nous interrogeons sur la gestion de notre agglo et de sa ville centre. Nous renouvelons notre appel à l’ensemble des élus de l’agglomération et à l’ensemble des citoyens, à prendre conscience de ce grave problème de gouvernance. Comment, en tant que collectivité qui finance ces organismes (rappelons par exemple que la SPLBT est financée à 40% par l’agglomération), accepter qu’ils soient gérés à la limite du droit ? L’association Bancs Publics, au travers d’une mobilisation remarquable, a réveillé les consciences citoyennes qui refusent désormais d’être spectateurs d’une catastrophe environnementale et financière annoncée. Nous proposons une gestion d’impôts et d’argent public pour un horizon en phase avec les enjeux actuels, et l’arrêt de projets insensés, dépassés, dangereux et très couteux. En tant qu’élus communautaires, nous avons une responsabilité partagée sur ces choix unilatéraux.

En attendant que l’intelligence et le bon sens reprennent leurs droits, nous vous souhaitons une belle fin d’année.

Il faut écouter les citoyens. Une élection remportée d’une courte tête n’est pas un blanc-seing pour faire n’importe quoi, n’importe où et n’importe comment ! Et la majorité des citoyens sétois ne veut pas d’un parking souterrain en plein cœur de ville, catastrophe environnementale et financière.

Courrier envoyé à Mr le Préfet de l’Hérault ainsi qu’au Président de la République, à la Première Ministre, aux Ministres et Secrétaires d’État concernés, aux Préfet et Sous-préfète de Région.

Parking A. Briand, la force plutôt que les arguments.

Tribune Sète.fr – octobre 2022

Depuis le début des travaux, les attitudes et propos provocateurs de la majorité ont fait intensifier les tensions avec les citoyens. Elle s’est montrée opposée au dialogue, provocatrice et insultante, dépassant le cadre du débat républicain et démocratique. S’ajoute un usage disproportionné de la force pour un démarrage accéléré. Des manifestants assis par terre, exprimant leur opposition de manière pacifique, ont été déplacés de force par la police municipale, alors que le maintien de l’ordre n’entre pas dans leurs missions, et que la police nationale était présente. Est-ce justifié que des agents de sécurité privée fassent usage de lacrymogène pour disperser des manifestants ?

Une force disproportionnée alors que les arguments n’ont pas réussi à convaincre du bien-fondé de ce projet de parking ! Un démarrage accéléré alors que des procédures juridiques menées par Bancs Publics sont en cours ! Le manque de clarté dans les procédures administratives et la volonté exprimée de ne pas communiquer les documents d’urbanisme et autorisations augmentent les tensions.

L’ensemble de ces éléments constitue un risque important de trouble à l’ordre public. Fin septembre, nous en avons alerté le préfet et demandé l’arrêt des travaux, tant que les procédures juridiques sont en cours, ainsi qu’une étude d’impact environnemental et une enquête publique. Il est urgent de rétablir des cadres démocratiques et républicains dans notre ville.

Le projet de parking A. Briand, un reflet du refus de faire vivre la démocratie dans notre ville

Laura Seguin, conférence de presse du 5 octobre 2022.

Lors du dernier conseil municipal, nous avons réaffirmé que le maire et les élus de la majorité portent la responsabilité du climat de tension exceptionnel dans notre ville, autour du projet de parking souterrain place A. Briand. Certes les gens sont en colère, mais il y a des raisons à cette colère. C’est avant tout l’incapacité à instaurer un dialogue constructif qui permettrait de réévaluer l’intérêt de ce projet, et peut-être de trouver des alternatives AVEC les habitants. François Commeinhes ne cesse de marteler que ce projet était dans son programme municipal, et qu’il a donc de la légitimité des élections pour le mener à bien. Il se trompe! La démocratie ne se réduit pas au seul moment des élections, en demandant ensuite pendant 6 ans aux citoyens de ne pas se mêler des affaires publiques. Evidemment qu’ils s’en mêlent! Car ces décisions les concernent, elles impactent leur vie quotidienne, elles sont ou non en accord avec leur vision de la ville. Et si les pouvoirs publics ne les invitent pas à s’en mêler, dans des espaces de dialogue organisés, appaisés, dans ce qu’on appelle des pratiques de « démocratie participative », et bien ils le font par eux-mêmes, ils se mobilisent collectivement, ils protestent, ils interpellent, et ils ont raison de le faire ! Et s’ils ne trouvent aucun écho, ils manifestent, ils entravent les travaux, ils lancent des actions en justice…

François Commeinhes a la responsabilité, en tant que maire, de mettre en place des conditions de discussion avec la population des choix importants pour notre ville, les choix qui vont nécessairement impacter la vie des habitants, comme l’est ce parking. Il a la responsabilité d’être à l’écoute des inquiétudes, des questions, des interpellations mais aussi des points de vue divergents. Il a la responsabilité d’organiser le débat public en tenant compte de ces divergences. Quel maire n’a pas déjà été confronté à des contradictions ? On est en droit de s’interroger sur sa capacité à gérer ce type de situation auxquelles tout élu peut quand même s’attendre lorsqu’il a la volonté d’avoir des responsabilités politiques…

Et notons pour finir qu’on semble être une des rares communes du bassin de Thau à ne pas avoir mis en place des dispositifs de participation des citoyens. La ville de Frontignan a mis en place 6 comités habitants, un budget participatif, un comité des Sages, des réunions thématiques, et surtout un service et un agent communal dédié, et même un lieu ressource sur la démocratie locale ! Montbazin, des groupes de réflexion citoyen en amont des projets, un budget participatif. Marseillan semble s’engager aussi dans cette voie, et le maire est pourtant politiquement proche de François Commeinhes, ce n’est pas une question d’appartenance politique ! Et il n’y aurait qu’à Sète que la démocratie participative n’existe pas, faute de volonté politique ?