Budget principal – vote du budget primitif

Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin d’article

Je voudrais d’abord remercier monsieur Escargel de nous avoir fait une analyse sur les comptes du département, mais une analyse sur les recettes et pas sur les dépenses. Et là, ce serait un sujet sur lequel on pourrait s’entretenir parce qu’il est très lié quand même à une conjoncture nationale et une conjoncture locale, à une pauvreté, à la fragilité de notre population que nous devons prendre en compte. Et la TVA qui est très liée à la consommation est quelque chose d’assez variable. On n’est pas là pour discuter du département ou de la région, sinon on n’en finit plus. On est là pour parler d’un projet politique que vous portez qui n’est pas le nôtre. Ce sont des choix politiques que chacun défend. Donc restons dans le cadre. Alors effectivement par rapport à ce que vous nous aviez présenté la dernière fois, on a noté, et vous les avez notées aussi, pas mal de différences surtout en termes de personnel. Je n’ai pas compris quel était le service qui allait être démutualisé, mais peut-être il y en aura d’autres. Donc vous anticipez là-dessus. Je ne sais pas si ça sera neutre parce que la mutualisation permettait aussi à ce que l’agglo paye une partie des salaires en contrepartie d’une partie du temps donné à l’agglo. Et donc la mutualisation ne s’est pas faite dans une idée de mutualiser pour la bienveillance et les bienfaits de l’agglo. Je pense que c’est aussi parce que les villes et la ville de Sète en particulier s’y retrouvaient. Vous avez parlé de la diminution de la contribution de l’État. Effectivement, on le voit par rapport au côté recettes de fonctionnement. Vous avez parlé aussi de l’épargne brute qui diminue encore. Elle était annoncée à 11,7M€, elle passe à 11,4M€ et toujours avec un financement par l’emprunt. La dette augmente aussi, car en 2024 son montant était de 80% et dans ce document, elle atteint 100 %. Traduction : la dette correspond à une année de fonctionnement !  Donc là, on atteint un seuil critique, car en 2 ans, vous avez fait beaucoup d’investissements avec les élections dans 3 mois. Ceux qui vont prendre la suite, n’auront pas beaucoup de marges, et seront confrontés à des difficultés. Par ailleurs, nous n’avons pas les mêmes choix d’investissement et c’est sur ces choix-là que nous ne sommes pas d’accord. Et pour y revenir, je vous conseille de venir en parler au département. J’ai invité il y a quelques années Monsieur Sabatier mais je vous invite également Monsieur Escarguel et nous en parlerons tranquillement.

vidéo de l’intervention

*Sur la réponse apportée par Mr Escarguel*  > Vous nous avez fait un joli inventaire à la Prévert, c’est-à-dire que vous utilisez cette assemblée pour faire votre campagne municipale. C’est de bonne guerre mais ce n’est pas très correct. Ceci dit, quand on gère une ville *interruption* Vous venez de faire un inventaire à la Prévert et moi ce que je voudrais dire au sétois, c’est que quels que soient les gens qui sont élus, quand on dépense en investissement 30 ou 40 M€, heureusement qu’il y a, à la fin d’un mandat, une liste à donner à la population, sinon ça serait catastrophique. Que vous soyez là, que j’y sois, que monsieur Denaja ou monsieur Pacull y soient, on aurait tous eu une liste à présenter. Il y a des choses bien dans ce que vous avez fait, il y a d’autres choses sur lesquelles on s’est battus. On n’aurait pas fait la place Aristide Briand, on n’aurait pas fait le parking. En tout cas, on aurait fait la place sans faire le parking. C’est après des choix politiques et sur des projets politiques qu’on discute ici. Donc vous faites la liste, c’est bien joli, ce n’est pas pour la campagne électorale, c’est juste pour informer les sétois. On est en fin de mandat. Ce n’est pas très compliqué quand vous cumulez entre 30 et 40 M€ à investir sur la ville, d’égrener mes investissements réalisés. Si vous n’aviez rien à dire, cela aurait été très inquiétant.  Vous en rajoutez un peu.

Vidéo de l’intervention

Rénovation globale de l’école Jean Macé –

Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin d’article

Pour répondre un peu à ce qu’a dit tout à l’heure Vincent Sabatier, moi je n’ai été qu’une simple professeure des écoles toute ma carrière et j’ose espérer que les élus, quels qu’ils soient, à tous les niveaux, représentent notre société. Je suis bien d’accord qu’il n’y a pas besoin d’avoir que des énarques et on sait que certaines classes sociales, les ouvriers, les employés sont très peu représentés et c’est peut-être la seule assemblée au sein de laquelle on peut avoir une vraie représentativité qu’on a plus au niveau de l’Assemblée Nationale et encore moins au niveau du Sénat. Concernant la rénovation de l’école Jean Macé, que je connais bien,  effectivement il y a énormément de besoins. Ce qui m’inquiète un peu, c’est que c’est une école de type « Pailleron »,  donc c’est un « truc » qui est bourré d’amiante. On parle d’une rénovation à + de 6M€, et je ne sais pas comment vous allez faire. Peut-être aurait -il été plus judicieux de la raser totalement et de la refaire parce que là il va falloir la vider. Je ne sais pas comment vous allez vous y prendre. D’autant qu’il me semble avoir vu qu’ 1M€ dans le budget pour l’année prochaine, donc je suppose que ça va être fait par tranche et que ces tranches-là, avec l’amiante, c’est hyper contrôlé. 1M€ pour l’année prochaine ne signifie pas que ça va être fait l’année prochaine. C’est peut-être les formes d’études ou autres. Et la deuxième question que j’avais, c’est l’espace qui va être partagé avec Les Pergolines dans vos projets. Donc la perte du terrain de sport ; est-il prévu la réhabilitation du terrain de tennis qui n’est pas loin ainsi que et le terrain de sport et de ne pas tout donner aux Pergolines ? Je ne me souviens plus du plan de masse présenté.

vidéo de l’intervention

Indemnisation des commerçants riverains du chantier Aristide Briand

Intervention de Laura Seguin – 2 vidéos en fin d’article

Je suis un peu étonnée qu’il n’y ait eu que quatre dossiers de demande d’indemnisation qui ont été déposés si je comprends bien. Est-ce que les autres commerces impactés par les travaux n’ont pas souhaité, n’ont pas été suffisamment informés à temps ? etc. Je m’interroge sur le pourquoi.

Monsieur Sabatier vous êtes d’un mépris incroyable envers l’association et envers tous les adhérents. Laissez-moi parler s’il vous plaît. Vous êtes le garant de la qualité du débat de ce conseil municipal Monsieur Marquez. Voilà. Évitons les manifestations d’humeur même si les réflexions vous déplaisent. Merci. Donc Monsieur Sabatier, vous êtes vraiment d’un mépris incroyable. Vous avez vraiment écouté les mots que vous avez utilisés pour parler des gens qui, effectivement, se mobilisent contre ce projet depuis maintenant 4 ans ?  Vous avez écouté vos propres mots que vous utilisez ? Oui. Vous êtes d’un mépris incroyable. Et une fois avoir dit ça, il y a 4000 adhérents à cette association. 4000 administrés de votre ville et vous les traitez de cette manière-là. Vous vous rendez compte ? Ceci étant dit, c’est votre majorité qui est responsable du retard dans ces travaux. C’est par votre impréparation totale sur ce dossier. C’est par vos manques d’études techniques préalables pour sonder ce que vous alliez trouver en creusant. C’est par toute cette impréparation, y compris pour respecter le cadre légal et c’est sur ça qu’ont porté les recours au tribunal administratif de l’association qui effectivement vous ont fait perdre du temps. Mais c’est de votre faute parce que quand vous avez commencé ce chantier, il n’y avait aucun permis de construire, aucun permis de déposes des arbres, du kiosque. Donc l’association vous a obligé à vous mettre en conformité avec la loi, avec le cadre légal. C’est ça qui vous a fait perdre du temps. Si vous aviez été dans les clous, dans les règles dès le début, on n’aurait pas perdu autant de temps. Si vous aviez fait les études techniques préalables nécessaires et complètes, notamment concernant l’eau souterraine que vous alliez trouver là-dessous, et bien vous n’auriez pas perdu autant de temps ensuite dans la construction. Donc la responsabilité, elle vous incombe. Si les commerçants ont été affectés sur la durée, c’est de votre faute. Ce n’est pas de la faute des citoyens qui se sont mobilisés. Et je ne souhaite pas laisser ce genre de propos sans réponse. C’est irresponsable. Vous êtes irresponsable

Vidéo 1

Vidéo 2

Urbanisme/Entrée Est : Sète mérite mieux

Tribune du magazine municipal Sète.fr –Décembre 2025 / janvier 2026

Le maire dit vouloir mieux « encadrer la densification » et répondre « à la demande de logements des actifs ». Quel revirement ! 

Durant 6 ans, il a voté toutes les délibérations permettant un projet démesuré et hors-sol à l’Entrée Est : 1 850 logements, des immeubles jusqu’à 16 étages, et une tour de 40 m à l’entrée de la ville. Jamais il n’a exprimé la moindre réserve. Jamais il n’a demandé la transparence sur la SAELIT. 

Jamais il n’a contesté les choix contribuant à l’explosion des prix du logement. Rien pour maîtriser l’essor des résidences secondaires. Rien pour garantir des logements à l’année. Rien pour réduire l’attente interminable d’un logement social.

Là, soudain, il découvre ce besoin criant et voudrait apparaître comme le défenseur d’un urbanisme maîtrisé ? On ne devient pas protecteur du cadre de vie après 6 ans d’approbation systématique.

Nous défendons une autre voie : une entrée de ville apaisée à taille humaine, pensée d’abord pour l’économie locale, l’emploi et les besoins réels des gens. Nous défendons le droit au logement pour tous quel que soit son revenu, par une politique volontariste de réduction des résidences secondaires, de rénovation du bâti ancien, de création de logements sociaux adaptés aux besoins réels.

La révision du PLU doit être l’occasion de tourner la page d’un urbanisme opaque. Sète mérite un projet clair, concerté, et une vision d’avenir assumée, pas des conversions de dernière minute.

Nous vous souhaitons une très belle fin d’année à tous.

ROB (rapport d’orientation budgétaire)

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

Ce n’est pas seulement la dette : c’est pourquoi cette dette :Les emprunts massifs servent surtout à financer des projets d’image ou d’attractivité touristique, pas la population, ni le tournant écologique dont a besoin notre ville. Exemples : Bains Douches / Place Victor Hugo, c’est la destruction d’un équipement public utile (hygiène, inclusion) remplacé par un projet commercial  » bling-bling », Salle Brassens sur le parking Jules Moch qui est un équipement nécessaire, oui mais implanté dans un secteur déjà fragilisé en espaces verts. La cohérence urbaine est discutable. La place et parking Aristide Briand sont la multiplication des parkings, véritables aspirateurs à voitures. Ils contribuent à l’engorgement et à la pollution du cœur de ville et bénéficient à une minorité de Sétois, et aux visiteurs.

Conséquences : une ville qui vit au-dessus de ses moyens, mais pas au service des habitants, car la dette augmente principalement pour des opérations urbaines contestées et pour des annonces préélectorales prises rapidement mais sans réflexion de fond. Pendant ce temps le logement est en crise grave, rien n’est fait pour adapter notre ville aux impacts du changement climatique, pour isoler, pour créer des espaces verts dans tous les quartiers.

Une épargne nette au plus bas : les choix récents aggravent la situation avec trois décisions lourdes récemment :

– Cantine à 1 € : mesure dont on a discuté plusieurs fois , J’aimerais bien vérifier effectivement ces coût de 100 000 € par trimestre, c’est pas exactement le calcul qu’on en avait fait.

-Quelque chose que nous avons laissé passer lors de du dernier conseil municipal, lors de cette avenant numéro 5 à la SPLBT, et qu’on a constaté après coup. Une perte de recettes annuelles du stationnement qui par cet avenant numéro 5 seront versées à la fin du contrat et non plus annuellement. Quel est le montant de la recette que nous perdons chaque année ? La SPLBT alimente sa trésorerie pour éponger ses investissements de parking souterrain, combler les déficits de ces parkings déficitaires, et une perte de recettes pour la ville à hauteur de 200 000€. On verra la facture à la fin, Monsieur Sabatier. Il faut arrêter cette fuite en avant financière et revenir sur cette DSP, récupérer les engagements en subventions de la ville qui n’ont pas encore été utilisés puisque il y a environ 20/25 M€ que la ville a déjà versés. Tout n’a pas été utilisé.

– Recrutement de 10 policiers municipaux : c’est une décision coûteuse, quant à l’efficacité attendue. C’est une augmentation de 20 %. Sète est déjà la 17ème police municipale de France pour sa strate de population (plutôt bien dotée en effectif).  Donc le problème majeur (le narcotrafic) c’est le manque d’effectifs de la police nationale. On a un seul policier national affecté au narcotrafic, au commissariat de Sète. Ce n’est pas suffisant mais vous installez 15 caméras et recrutez 10 policiers municipaux au lieu de demander à l’État qu’il reprenne ses responsabilités et qu’il affecte davantage d’effectifs de police nationale et réclamer un commissariat de proximité mixte national/municipal dans le quartier de l’île de Thau.

Enfin, le problème de température dans les écoles : 10° le matin et 13° l’après-midi dans les classes. Les cours se font avec une doudoune. Donc en été les professeurs et les parents apportent des ventilateurs, va-t-il falloir apporter des radiateurs aussi ? La rénovation thermique est donc une priorité.

ROB (rapport d’orientation budgétaire)

Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin d’article

Sur la cantine à 1€, il aurait été préférable d’indexer le tarif aux revenus pour plus d’équité. Nous n’avons toujours pas de bilan depuis la mise en place. Sur le budget  lui-même une hausse de 5,35 % sur le budget des personnels (38.7 M€ ) ne s’explique pas uniquement par l’embauche de 10 policiers municipaux et par l’augmentation des cotisations ou le glissement vieillesse. Donc je me demandais si pour 2026 vous aviez d’autres embauches en perspective ou peut-être une démutualisation ce qui expliquerait cette augmentation. Les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 13 M€ en 6 ans  par les charges d’intérêt de la dette. La dette approche des 100 M€ (95.5 M€ pour 67.3M€ en 2020). Les dépenses d’investissement sont  financées par l’emprunt et la dette :  30 M€ et 10 M€ de remboursement de la dette. Malgré les revenus fiscaux, la dette augmente. L’emprunt sert à des projets qui ne correspondent pas à nos valeurs, qui sont obsolètes, qui ne remplissent pas un service à la population. Des parkings, encore des parkings. Nous avions démoli la salle Brassens pour quelques places de parking et construit une salle « provisoire » à 600 000 €. On constate quand même un délaissement des voiries, un délaissement de la mise en conformité énergétique, l’urbanisation frénétique, je n’en parle même pas, la vente de tous les terrains pour faire du logement dont les gens n’ont pas besoin, des choix comme les Bains Douches qui ne profitent qu’à certains. Donc des projets qui ne répondent pas aux besoins de logement, aux défis écologiques et aux besoins sociaux pour ce que nous en pensons. Donc évidemment, même si c’est prendre acte, nous sommes totalement opposés à ce ROB.

PPP (partenariat public/privé) – rapport annuel 2024-2025 sur la rénovation et la gestion de l’éclairage public, la signalisation lumineuse tricolore et les équipements électriques urbains.

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

Avant tout, Mr Marquès, ne nous refaites pas le coup d’un conseil municipal avec autant d’ordres du jour. Il est 1h du matin, nous sommes tous fatigués. Si c’est délibéré pour qu’on ne parle pas… J’avais des choses à dire sur le stationnement et la SPLBT et sur d’autres points ! Je ne le ferai pas.

Il est dit dans le rapport, que nous avons un gain de 56 % sur la consommation électrique dans l’intervalle 2013-24. Alors, c’est une bonne nouvelle mais je vous rappelle que l’objectif final du contrat, c’est 63 % de réduction de la consommation électrique. Autant dire qu’on y est presque. Et la question que j’ai à vous poser, est simple : une fois que le délégataire a rempli son objectif de 63 %, est-ce que on peut lui attribuer des objectifs au-delà ? Est-ce que les objectifs sont révisables en cours de route ou non ? Parce-que moi j’ai l’impression qu’on est un peu prisonnier d’un plafond bas. Éventuellement préciser qui a véritablement réalisé les réductions de consommation électrique. Le progrès technologique. Par exemple, les LED effectivement qui n’étaient peut-être pas prévisibles à la signature du contrat, mais qui, sont une obligation légale.  L’obligation à réglementer les nuisances lumineuses etc. Donc ce n’est pas la magie du PPP qui nous fait aller vite dans la réponse aux obligations du contrat. Non ! Ce sont les évolutions technologiques et les obligations réglementaires. On aurait pu atteindre ces objectifs aussi en régie publique. Donc ma question, elle est simple. Donc, en termes d’objectifs, avez-vous demandé au délégataire de revoir à la hausse les objectifs ?


DSP Stationnement – rapport d’activité , exercice 2024

Intervention de Laurent Hercé

En préambule, je fais remarquer que sur cette question importante, il y aurait beaucoup à dire, mais au bout de 7h30 de conseil à 1h du matin, évidemment vous avez éteint toute velléité de pouvoir discuter.

Donc, je vais simplement vous faire part d’un souci parce que ça concerne des citoyens et notamment quelques-uns qui m’ont contacté mais vous en connaissez peut-être aussi. Cela concerne le stationnement sur le Mas Coulet. Vous vous souvenez de la fameuse histoire de mes PV sur le parking du Mas Coulet. J’ai été contacté suite à cela par toute une série de citoyens qui ont eu le même problème, c’est-à-dire des gens qui ont été verbalisés sur ce parking qui, théoriquement, est gratuit. Malheureusement il ne l’est pas. Il y a notamment une personne qui a reçu 63 PV pour une somme considérable. Donc c’est une dame qui vient travailler ici dans une école à Sète et qui pensait évidemment faire acte de civisme en laissant sa voiture à l’extérieur et en rentrant en ville à pied pour se rendre sur son lieu de travail.

Malheureusement pour des raisons que je ne connais pas, elle a été verbalisée 63 fois et elle ne s’en est pas rendu compte immédiatement puisqu’elle avait un problème d’adresse. Bon ce cas se renouvelle parce que les gens qui m’ont contacté m’ont dit « On a été verbalisé. » Alors parfois c’est une fois, parfois c’est deux et on ne sait pas pourquoi on a été verbalisé. On pensait qu’on avait pris le ticket comme il convenait. Donc moi, je vous fais remarquer une chose. À mon avis sur ce parking, on a un gros problème qui vient du système qui a été mis en place. On n’a pas voulu investir, donc on n’a pas procédé comme le font les villes habituellement. On n’a pas mis une barrière à l’entrée, on n’a pas mis une barrière à la sortie.  On n’a pas automatisé le système de contrôle et de paiement. Donc tout est manuel, donc c’est ouvert à toutes les erreurs possibles. Bon, par exemple, moi qui travaille en lycée, je travaille auprès d’élèves qui sont tous dyslexiques puisque c’est mon boulot. Et si c’est les élèves se rendent sur ce parking et rentrent leur numéro d’immatriculation à la main sur les bornes, une fois sur deux, ils vont se tromper et donc ils seront verbalisés une fois sur deux puisque le numéro qu’ils ont enregistré sera pas celui de leur voiture. Bon, donc ce genre de problème dyslexie, c’est tout bête. Ensuite, il y a le problème de visibilité. Vous avez mis des bornes sur lesquelles on ne voit pas l’écran. Donc, il y a des gens qui sont de bonne foi qui pensent avoir rentré le bon numéro. S’ils n’ont pas rentré le bon numéro, ils se feront verbaliser etc. Les machines qui ne fonctionnent pas, on leur indique qu’il ne faut pas prendre de tickets. Donc du coup, ils ne peuvent pas contrôler si le numéro qui est indiqué est bon ou s’il n’est pas bon. La logique voudrait que si vraiment vous voulez continuer à procéder de cette façon, vous automatisiez l’entrée et la sortie du parking pour qu’il y ait plus d’erreurs possibles. Et j’espère que vous prendrez en compte le cas de ces personnes qui vont déposer des recours, mais vous savez que c’est très compliqué de déposer un recours puisque une fois que vous avez reçu malheureusement les amendes, ça ne dépend plus directement de la ville. Je ne sais pas comment va faire cette personne avec ces 63 PV. J’espère que vous pourrez prendre en compte sa situation.

Concession d’aménagement PNRQAD Centre Ville – Compte rendu annuel à la collectivité – Exercice 2024

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

Donc, je me permets de prendre quelques minutes pour vous adresser des questions et des remarques. Il y a du travail qui a été fait sur la réhabilitation, mais je ressors quand même à la lecture de ce rapport avec un sentiment que les projets de requalification démarrent lentement, durent parfois plusieurs années, voire, dans certains cas, plusieurs décennies. Il y a des immeubles qui sont fermés depuis plusieurs années. J’ai noté le 28 rue Pascal. Il y a les immeubles du 6, 14 et 29 rues Henri Barbussse, qui sont inscrits dans le programme en 2015 mais en 2025 seul le numéro 14 a été réhabilité. Donc on voit que là on prend du temps notamment pour les deux autres. Les 1,3,5 rue Caraussane dont vous avez parlé, c’est long. La première DUP n’a pas porté ses fruits. Il y en a une nouvelle maintenant parce que la précédente n’a pas abouti. Également un immeuble rue Jean-Jaurès, dont on a revu à la baisse les objectifs d’acquisition de logements et de restitution de logements réhabilités. Donc, on a cette impression que les dossiers sont souvent complexes et on comprend pourquoi :  il y a des interlocuteurs multiples, il y a des propriétaires qui ne sont toujours en capacité d’engager les travaux, en tout cas rapidement. Pourtant, il y a des outils qui existent et il y a des financements possibles, comme vous l’avez montré. J’aimerais bien avoir une idée un peu plus précise des ressources humaines consacrées à ces grands projets de réhabilitation du cœur de ville, notamment combien de personnes sont affectées à instruire les dossiers ANAH, par exemple. Au sein du service hygiène et santé, qui lutte aussi contre l’insalubrité, Combien de ressources humaines sont affectées à l’application du permis de louer ? Petite parenthèse, le permis de louer, on s’en félicite aujourd’hui. C’est nous qui l’avions porté en conseil municipal il y a maintenant quelques années. Ça avait été un peu discuté mais refusé. On avait porté ensuite le permis de louer au conseil d’agglo, où il avait fini par être accepté. Donc je me félicite qu’aujourd’hui on trouve que c’est un super outil pour lutter contre l’insalubrité des logements. Effectivement nous on est dans de la construction, et toute idée que vous jugez pertinente est bonne à prendre. On se félicite que celle-ci a été reprise et vous en félicitiez aujourd’hui. Mais voilà au-delà de ces complexités liées à des interlocuteurs multiples, à des propriétaires qui n’ont pas les capacités par manque de moyens ou d’effectifs pour faire avancer les dossiers. Je me demande quand même s’il n’y a pas un problème aussi de choix politique. Je ne m’adresse aux services, je m’adresse aux élus. Vous avez fait le choix politique de prioriser la construction neuve plutôt que la réhabilitation, parce que je constate qu’on construit quand même du neuf beaucoup plus vite qu’on réhabilite de l’ancien. Et si on avait mis un vrai coup d’accélérateur sur la réhabilitation de l’ancien depuis des années, peut-être qu’on n’aurait pas eu besoin de construire tous ces logements neufs qui ont défiguré certains quartiers de Sète.

Je me disais que les missions de la SPLBT et de la SAElit affectées à ces réhabilitations, peut-être qu’elles devraient avoir une orientation politique beaucoup plus forte vers la requalification, la réhabilitation. Elle devraient être beaucoup plus moteur de ça, mais ça dépend de la volonté politique, de nous, élus au sein de ce conseil municipal plutôt que moteur de grands projets immobiliers comme on voit à l’Entrée Est.