Intervention de Sébastien Denaja – vidéo en fin d’article
Cette création est une heureuse initiative – Avec la candidature de membres de l’opposition, c’est la reproduction des déséquilibres existant déjà au sein de la majorité municipale (2 membres). Ce conseil sera t’il ouvert à la population, aux citoyens ? et enfin, ne serait-il pas pertinent de baptiser un endroit de la ville de Sète au regard de cette nouvelle initiative (quartier Révolution).
Il s’agit d’un projet immobilier rue des Capéchades dans le quartier de l’Ile de Thau, sur le site de l’ancienne école Suzanne Lacore.
Je suis particulièrement étonnée des conclusions de l’enquête publique : il y a eu 14 observations sur le registre d’enquête, la plupart de la part des habitants directs de la rue des Capéchades. Toutes sont défavorables au projet, et pourtant l’avis final du commissaire enquêteur est favorable !
Il est écrit :
Donc les habitants qui se sont déplacés mettent en évidence avec raison le fait que ce projet immobilier va occasionner l’addition d’environ 50 voitures passant quotidiennement devant la sortie des écoles, posant des problèmes de sécurité pour les enfants. Que faites-vous pour prendre un compte cette inquiétude majeure ?
Et ils proposent un autre projet pour cet espace, la création d’une aire de jeux pour enfants et des jardins partagés. Un projet qui correspond davantage à leurs besoins que ces logements qui ne sont clairement pas destinés à l’accession à la propriété pour les habitants du quartier !
Le commentaire final du commissaire enquêteur est invraisemblable, voir constitue un manque de respect vis-à-vis des habitants qui se sont déplacés pour donner leur avis :
Si, ils veulent des changements : plus de services publics, plus d’espaces publics de qualité, plus d’aires de jeux et de jardins, et non pas un énième projet immobiliser dans un quartier déjà très dense !
Suite à la réponse de Mr Sabatier, indiquant que tous les partenaires avaient été conviés à la discussion de ce plan, l’association Roue Libre de Thau nous a précisé, qu’à aucun moment elle n’a été sollicitée, malgré ses demandes.
Intervention d’Anne-Monique Lesage à visionner ci-dessous
Dans le document présenté, pour justifier cette adhésion qui permettra de définir la « ville du quart d’heure », beaucoup de formules creuses, de vocabulaire jargonnant de cabinets de consultants. Pour 90 000 €, quelles sont les réalisations concrètes prévues ? pourquoi ne pas interroger les sétois, c’est les mieux placés pour savoir ce qu’il leur faut.
Pointer du doigt « la fainéantise et les trop grandes exigences » des gens pour expliquer qu’ils ne veulent pas travailler est un grave amalgame. La mise en place de ce contrat doit être co-décidée. La participation doit être réelle, remise en place et respectée dans les projets et ce n’est pas le cas. Aucun moyen réel ni étude sociologique menée pour établir les véritables besoins, et les fléchages financiers sont flous (ex, financement du quai Suquet).
Cette instance conserve un mode de fonctionnement fermé. Elle se doit représentative de la population – le profil des membres est souvent le même. Dans d’autres villes, le président est élu (indépendance) et constitution plus vaste avec tirage au sort de citoyens représentants, par exemple.
Nous constatons qu’en dehors de tout respect du citoyen, le maire déroule un programme refusé par la moitié des habitants. Son crédo ? « J’ai été élu ». Certes, mais élu pour être le maire de tous les sétois, pour les entendre, les respecter quand une décision ne convient pas. Et c’est le cas depuis trop longtemps. Les projets de parkings, ils n’en veulent pas. L’arrachage des arbres destinés à mourir (pas d’illusion), ils n’en veulent pas. Le financement de sociétés avec de l’argent public depuis trop longtemps, ils n’en veulent pas. Une urbanisation à outrance favorisant les locations touristiques et mettant en péril les habitants qui veulent se loger, ils n’en veulent pas. Un abandon de projets structurants tels que les voiries, ils n’en veulent pas. Une gabegie d’argent public pour faire, défaire, refaire, ils n’en veulent pas. Une opacité dans les communications de la ville sur de potentiels projets, ils n’en veulent pas. Une gouvernance hégémonique ne laissant de choix à personne, ils n’en veulent pas. Des augmentations d’impôts pour financer des extravagances inutiles, ils n’en veulent pas.
Le courage politique c’est écouter ses administrés, respecter une opinion majoritaire quand elle se fait entendre. Ici, non. Le maire décide seul de tout, sans respect de l’avis des citoyens, à l’instar du président Macron qu’il soutient. Il laissera une ville livrée à la spéculation, contre tout bon sens écologique, environnemental et financier
Intervention de Véronique Calueba – Décision 21 – Convention relative au financement (CFI n°6) des études et procédures complémentaires à engager préalablement au lancement de l’Avant-Projet Détaillé de la phase 1 du projet de Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan. Contrat de plan État/région 2015-2020
De nombreux territoires sont concernés par ce tracé et les maires de ces communes devront être entendus et participer plus aux débats qui impactent nos paysages, notre biodiversité, notre environnement et notre économie.