Plan Local d’Urbanisme – modification n°5

Intervention de Véronique Calueba – 2 vidéos en fin d’article

Avant tout, je voudrais revenir sur ce que vous avez reproché à Madame Segin. Dans le cadre de l’enquête, j’ai lu attentivement ce qu’a exprimé la directrice des hôpitaux et ça n’a pas l’air d’être tout à fait ce que madame Gizardin affirme. En effet, la directrice de l’hôpital a fait des remarques assez acerbes, on va dire, vis-à-vis de ce de ce projet de modification en expliquant que vous n’avez pas pris la peine de l’informer des contraintes que va imposer cette modification, qu’elle est concernée car c’est encore une partie de sa propriété, qu’il y aura une incidence sur la réalisation du projet de l’hôpital sur sa propriété, qu’elle peut vous décrire les empêchements de l’hôpital etc. Donc là-dessus, je ne sais pas, vous n’avez peut-être pas lu le ce qu’elle en dit. Je n’ai rien à ajouter à ce qu’a dit ma collègue. La seule chose que je voudrais vous demander, c’est qu’au-dessus de l’hôpital, il y a un boulevard qui s’appelle le boulevard Jean-Mathieu Grangent qui arrive non loin. Et dans le cadre d’une densification de cet endroit puisque dans le secteur de l’hôpital, vous prévoyez quand même d’urbaniser autour du parking des dialyse, entre autres. Garderez-vous le projet de continuation du boulevard Jean-Mathieu Grangent. Enfin, c’est très méprisant de parler des projets municipaux, que ça soit le vôtre ou le nôtre en les comparant à un catalogue de la Camif. Et pour les gens qui nous écoutent, il faut arrêter, Monsieur Sabatier, ces propos bas de gamme. Pour rappel, au sujet du boulevard Jean-Mathieu Grangent, vous parlez de compenser, il me semble pourtant que nous avons adhéré à la démarche « Éviter, Compenser, Réduire ». Donc, je préférerais qu’on mette en place le volet « Éviter » avant de parler et c’est d’ailleurs ce que la loi nous demande. D’abord, on essaie d’éviter avant de penser à compenser et puis de réduire puisque c’est à cette démarche-là que nous avons adhéré.

vidéo 1

vidéo 2

Plan Local d’Urbanisme – modification n°5

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

Plusieurs remarques et questions. D’abord e reprends chaque fois Monsieur Sabatier quand il nous dit que nous ne participons jamais aux enquêtes publiques, mais là encore une preuve que vous n’en faites rien de ces contributions. 15 contributions, 13 critiques, voire très critiques, du projet de modification que vous proposez. Et il n’y a, vous l’avez dit vous-même, des modifications que mineures qui sont apportées au projet. Donc vous n’avez pas véritablement tenu compte des critiques, des remarques apportées de la part du public qui s’est déplacé. Il y a un vrai décalage dans la conception que vous vous faites de cet outil. Vous vous en faites un exercice légal, mais la légalité ça ne suffit pas si on veut une démocratie un peu vivante qui associe l’ensemble des citoyens et des acteurs de notre ville. Et je pense notamment aux mots laissés par la directrice de l’hôpital à l’occasion de cette enquête publique. Il faut un effort supplémentaire pour associer ces acteurs, et pas seulement une enquête publique sur un sujet aussi majeur. Il y a un réel manque de dialogue et de concertation. Il n’est pas normal qu’elle ait été informée par la presse et pas en amont de cette enquête publique et surtout qu’elle n’ait pas été associée à l’ensemble de cette démarche le plus en amont possible. Donc vous percevez cela comme une formalité. Vous ne faites aucun effort pour aller plus loin en matière de concertation. Ensuite, sur la densification, effectivement, l’orientation d’aménagement programmée sur le site des  Pergolines, vous nous aviez présenté un document graphique quand même assez abouti. On a l’impression qu’il y avait bien un projet bien ficelé sur ce secteur-là. Et ça contredit d’ailleurs ce que vous nous avez dit : « ce ne sont que des grandes orientations ». Ce n’est pas tout à fait vrai quand on écoute et quand on voit la présentation que vous nous avez fait la dernière fois. Sur la densification, moi j’ai des doutes sur le fait que vous allez, avec ce document, arriver réellement à la limiter. Quand vous nous dites qu’il y aura 50 % maximum d’emprise au sol sur cette OAP, 40 % minimum de pleine terre, comment vous insérez dans les 10 % restants du stationnement de la voie de desserte ? Voilà, c’est une des remarques qui est faite par certains répondants et effectivement on peut un petit peu douter de la sincérité de ce que vous nous présentez. Il y a un réel risque d’artificialisation, d’imperméabilisation et un risque d’atteinte à l’environnement et aux derniers espaces naturels ou semi-naturels sur cette zone. Il n’y a pas non plus de garantie que les jardins partagés actuellement présents sur le site seront préservés puisqu’ils n’ont pas été identifiés dans l’étude. Alors la mairie répond « ne vous inquiétez pas, on va les préserver ». Si ce n’est pas écrit noir sur blanc dans l’étude, on a des doutes. Enfin sur le logement, c’est important de savoir pourquoi vous voulez densifier, pour qui vous voulez densifier. Parce que là, vous nous présentez un projet où il n’y a pas de quota de logements sociaux. Il n’y a pas non plus la garantie que les logements qui pourraient être créés par de la densification sur ce secteur seraient réservés à de l’habitation principale et non plus de la résidence secondaire. Dans ce secteur-là, on sait à quel point les chiffres des résidences secondaires sont importants. Donc, il est important de se questionner sur pour qui vous voulez densifier, pourquoi vous voulez densifier, pour quelle destination, pour quel type de logements. Nous réitérons notre demande, récurrente à chaque conseil municipal, d’intégrer dans cette modification du PLU, ce que vous permet de faire la loi Le Meur, c’est-à-dire une réservation des nouveaux logements, qui seraient créés dans cette zone, à la résidence principale et non plus à la résidence secondaire puisque cela prive une trop grande partie des sétois d’accès au logement à l’année. Par ailleurs, il faudrait permettre des équipements publics aussi sur cette zone. Alors vous dites que vous allez les permettre, mais sans garantie formelle. Donc aucune garantie de pouvoir destiner du foncier, de l’espace à de l’équipement public d’intérêt commun. Effectivement on a besoin d’hébergement, de créer des nouvelles formes de logement, comme l’habitat intergénérationnel, des équipements publics dont on va avoir grandement besoin pour répondre aux besoins de la population. Il n’y a aucune garantie dans le document que vous nous proposez que vous allez pouvoir en développer. Disons que si vous laissez les règles libres au futur promoteur, on sait vers quoi ils vont tendre. Donc voilà, on demande davantage de garanties et je pense qu’il y aurait eu des choses à intégrer à cette modification du PLU. Dernière chose, c’est sur la mobilité et la sécurité routière parce qu’il y a pas mal de remarques qui sont faites de la part des répondants à l’enquête publique. Il y a aucune réponse qui est apportée. Vous repoussez ça à plus tard. On verra bien les études de trafic. Il faudra également lancer une réflexion sur la sécurisation. Mais je suis désolé, on ne peut pas penser le futur de cet espace d’un point de vue uniquement urbanistique ou d’aménagement. Il faut penser à comment les gens vont se déplacer dans ces espaces et vous n’apportez aucune réponse à l’ensemble des personnes qui ont mentionné ces problèmes-là.

vidéo de l’intervention

Demande de communication des 2 résultats : sondage réalisé fin aout et enquête de la Gestion Urbaine et Sociale de Proximité (GUSP)

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

Je me souviens très bien avoir fait la demande en conseil municipal, la communication de ces 2 résultats. J’avais eu effectivement vent de personnes interrogées par téléphone autour de ce sondage. Quelques mois après, je vous avais fait la demande explicite, je pourrais retrouver l’extrait vidéo si vous voulez. Je vous avais fait la demande d’avoir les résultats de ce sondage comme j’avais fait la demande en même temps d’avoir les résultats de l’enquête du GUSP que je n’ai pour l’instant jamais eus. Je vais formaliser ma demande par écrit afin d’obtenir ces 2 résultats d’enquête.

vidéo de l’intervention

Rénovation urbaine de l’Ile de Thau – tranquillité et sécurité publiques

Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin d’article

Suite à l’intervention de Mme Bouraoui, je tiens à dire qu’il n’y a aucune moquerie.  Fondamentalement il n’y a pas de stigmatisation du quartier mais vous l’avez quand même constaté puisqu’il y a eu des opérations menées et parfois, d’envergure. Les gens qui habitent ce quartier revendiquent comme tous les gens de la ville une tranquillité et une sécurité publiques. Il y a la même problématique en centre-ville parce que le narcotrafic s’étend de partout et il amène des nuisances. Il empêche les gens de vivre calmement. Ce que je voudrais spécifier, c’est que nous devons bien prendre en compte que la police municipale n’a pas le même rôle et la même compétence que la police nationale. Quand on demande qu’il y ait une annexe, une police de proximité, ça ne veut pas dire qu’il va y avoir un commissariat rempli, mais ça veut dire qu’il va y avoir une présence policière d’une police nationale qui est en charge, par ces prérogatives de l’État, de la sécurité publique alors que la police municipale, c’est la tranquillité publique, la sécurité des concitoyens. Ils n’ont pas les mêmes compétences, ce n’est pas la même chose. Donc ça n’empêche pas la police municipale d’être là. S’il y a un une police de proximité qui s’installe ça ne signifie pas une stigmatisation d’un quartier. Il pourrait y en avoir dans d’autres quartiers de la ville à partir du moment où les problèmes se déplacent parce qu’on l’a vu dans des grandes villes, le narcotrafic il se déplace, il arrive en centre-ville. Quoi qu’il en soit, nous en sommes tous conscients, le narcotrafic va arriver partout. Vous avez raison. Pour qu’il y ait du trafic, il faut des consommateurs. Donc ces consommateurs-là, il y a aussi du travail à faire contre eux. Et tout ça, ça doit être fait à la fois par un travail autour de la sécurité, la police municipale, la police nationale et le bien vivre dans un quartier. Et ça, j’y tiens parce qu’il y a aussi des tas de choses à faire et à entreprendre. On est d’accord avec Madame Gizardin, là-dessus, même si on a pas tout à fait les mêmes actions, il y a d’autres choses à faire pour la sécurité et la tranquillité publiques que de mettre un policier qui soit municipal ou national. Mais la police nationale, elle a un rôle majeur à jouer. On ne peut pas tout mettre sur le dos de la police municipale. Ce n’est pas possible.

vidéo de l’intervention

Projet de rénovation urbaine de l’Ile de Thau

Intervention de Véronique Calueba

L’installation d’une boulangerie est une bonne nouvelle pour les gens, qui m’ont interpellée à ce sujet.  Et au-delà du centre commercial, je voulais savoir quel était le calendrier pour le pôle de service public qui doit être aménagé dans l’ancien centre commercial. Le Département vous a envoyé une lettre il y a quelques temps, disant être d’accord pour un partenariat, mais sans réponse. Donc là, je le demande. Et dans ce pôle de service public peut- on pourrait envisager d’installer un pôle de police de proximité ? Puisque on en avait un dans ce quartier. On a été un quartier avec un poste d’ilotage. Le gouvernement Sarkozy nous l’a supprimé. Mais peut-être qu’on pourrait profiter de cette restructuration pour installer un pôle de sécurité, un pôle de police de proximité qui serait occupé par la police nationale, après négociation et la police municipale. Mais il est important qu’il y ait une présence policière sur le quartier à un endroit identifié. C’est une proposition.

Accession à la propriété –

Intervention de véronique Calueba – vidéo en fin d’article

Oui, juste pour préciser, nous n’étions pas contre la mesure d’aider les gens à arriver à accéder à la propriété, mais ça s’accompagnait d’une stabilisation du parc de logement social. Et c’est le point sur lequel nous n’étions pas d’accord. La stabilisation du logement social nous paraît pas adaptée au nombre de demandes. Par contre, aider les gens à devenir propriétaires, ça moi ça ne me gêne pas du tout. Alors effectivement ça rentre dans la loi SRU mais on n’est toujours pas à 25 % donc vous dites que ça s’ajoute mais vous oubliez de prendre en compte le nombre de gens en attente d’un logement social. Il est donc important aussi de répondre au nombre de gens qui sont en attente. Bien-sûr, quand les gens quittent leur logement social, ça libère mais il faut en plus ne pas arrêter la construction, au regard du nombre de demandes en attente. Nous voterons cette délibération, évidemment.

vidéo de l’intervention

Aide à l’accession à la propriété

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

Alors, nous sommes d’accord pour attribuer des subventions, surtout quand ça se situe dans le logement ancien parce qu’il faut mettre effectivement l’accent sur la réhabilitation des logements anciens et ça passe par effectivement l’accès à la propriété pour pouvoir ensuite faire les travaux nécessaires si besoin. Moi, j’ai une question sur la stratégie d’attribution de ces subventions parce que là, nous avons voté lors du dernier conseil municipal le fait que ça allait s’appliquer maintenant à l’ancien. Depuis, vous avez reçu combien de dossiers de demande ? Et là, on voit qu’il y a une seule attribution de 7000 € ce qui est le montant maximal de la subvention. Vous, dans le dans le règlement d’attribution, on voit que ça peut aller de 2500 à 7000 €. Là, en fait on attribue le montant maximal à une seule demande. Est-ce que votre stratégie, c’est plutôt d’attribuer des subventions importantes à peu de demandeurs, à peu de personnes ou d’attribuer des subventions plus modestes autour de 2500 ou 3000 € mais peut-être à plus de demandeurs ? En gros, comment vous faites les arbitrages entre toutes les demandes que vous recevez ? Est-ce que vous en avez reçu plusieurs avant de faire ce choix là que vous nous présentez ce soir ? Et comment vont se faire les choix et les arbitrages dans la suite ? Il n’y a pas de proportionnalité, parce que c’est un ménage acquéreur qui s’est positionné sur une villa vendue par Sète Thau Habitat. Ce n’est pas une somme c’est en fonction du projet. J’imagine que le budget n’est pas illimité pour ça. Donc comment on va arbitrer ? Comment on va faire des choix entre tel et tel dossier ? Quels sont les critères d’attribution ?

vidéo de l’intervention

Modification du tableau des emplois – poste budgétaire

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

J’en profite pour reposer la question à laquelle je n’ai pas eu de réponse tout à l’heure au moment du débat sur le budget et qui portait sur le nombre de postes qui avaient été passés à l’agglo et qui reviennent aujourd’hui à la ville. Ça représente combien de postes exactement ? Et il me semblait que c’était plutôt des postes de cadre. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus et anticiper ?

vidéo de l’intervention

Gestion de La Passerelle par le CCAS de Sète

Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin d’article

Oui, je reprends parce qu’on avait déjà posé notre position sur ce sujet. Le CCAS, c’est une structure sociale et socio-culturelle si vous voulez, mais ce n’est pas une structure culturelle et la gestion d’une salle comme celle-là, à mon avis devrait être tenue par des gens dont c’est le métier, la profession. Peut-être mettre en rapport avec le Théâtre Molière ce qui permettrait à la ville aussi peut-être, par La Passerelle, de donner une subvention et d’aider le théâtre qui est situé quand même dans la ville centre et qui accueille en majorité de sétois, ou à une structure culturelle associative dédiée. On peut imaginer, mais à mon avis ce n’est pas au CCAS de prendre en charge une programmation culturelle, donc voilà je répète notre position. Par exemple au lors du dernier CA du théâtre on n’a pas parlé de La Passerelle, j’en ai parlé mais rien n’a été dit sur l’engagement du théâtre au niveau de la programmation de la Passerelle même s’ils ont des partenariats multiples avec plusieurs structures. Vous le voyez par le prisme d’un quartier avec ses besoins, auxquels il faut répondre, qu’il faut élargir aussi en ville pour créer du lien entre le quartier qui de l’Ile de Thau et l’extérieur, parce que le quartier de l’Ile de Thau appartient à la ville et en fait partie. Voilà. Et par ailleurs dans les structures culturelles existantes, il y a de la médiation, il y a une préoccupation d’aller au plus près des gens avec une préoccupation sociale. Il me semble donc qu’il serait plus intéressant de partir d’une position culturelle existante : diffusion de la culture pour tous les publics, y compris les publics les plus éloignés, par de la médiation, par des ateliers etc. D’ailleurs, la salle du haut, c’est une salle de répétition pour les spectacles au départ. Vous partez, il me semble du point de vue d’adapter cette déclinaison à des centres sociaux, à des structures type maison des jeunes, qui n’existent plus. Mais c’est deux points de vue différents. Je préférerais pour cette suggestion partir d’un point de vue plutôt culturel, de médiation et de réflexion sur comment on diffuse la culture. Cette structure est fondamentale sur le quartier et elle pourrait en plus être accompagnée d’autres structures et c’est-à-dire que La Passerelle devienne la maison des jeunes. Une salle de spectacle avec une maison des jeunes à côté je signe dès demain. C’est une un problème de gestion et de point de vue.

vidéo de l’intervention

Budget principal – vote du budget primitif

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

On aurait pu aussi faire la liste à la Prévert des choix que vous auriez pu faire, vous majorité, au bénéfice des sétois et que vous n’avez pas faits. On est quand même dans une ville où 25 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Alors je ne crois pas que l’ensemble des projets que vous avez mentionnés résolve vraiment les problèmes des plus vulnérables d’entre nous dans cette ville. Et quand vous avez fait la liste à la Prévert des projets, il y en a qui sont très coûteux et qui à mon avis ne bénéficient pas directement à cette partie de la population la plus vulnérable.  Vous avez mentionné le parking Aristide Briand. Mais dans les choix futurs, il y a aussi le parking à l’emplacement de l’actuel garage Renault qui va nous coûter a priori assez cher et qui a encore une logique d’aspirer les voitures en centre-ville. Et ça va être encore une fois du stationnement coûteux. Par ailleurs, vous avez choisi, vous au sein de la majorité, d’étendre le stationnement payant dans le cœur de ville. Ça c’est aussi un impact sur le porte-monnaie car tout le monde n’a pas les revenus pour se garer dans ces parkings. Vous avez fait le choix d’étendre, on va dire, de développer des places hyper minéralisées. Je pense à la place Victor Hugo, je pense à la future place Aristide Briand où ça va être très difficile pour les plus vulnérables d’entre nous, en particulier ceux qui souffrent des chaleurs l’été de s’y balader, de s’y promener, de s’y poser, de s’y rencontrer. Vous avez aussi des projets, on va dire destinés à une forme d’attractivité, d’image de la ville. Le projet des Bains Douches, le Pont du Conservatoire, vous l’avez mentionné. Je ne suis pas sûre que ces projets-là, très coûteux, soient réellement pensés au bénéfice des plus vulnérables d’entre nous. Et par ailleurs, les choix que vous n’avez pas faits, hormis pour l’école Anatole France récemment, c’est une véritable politique de la rénovation énergétique des écoles. À mon avis, vous avez manqué d’investissement dans ce domaine. Aujourd’hui des écoles et les bâtiments sont dans un tel état que les enseignants et les élèves se retrouvent dans des situations indignes, je trouve. il y fait beaucoup trop chaud ou beaucoup trop froid. Vous n’avez pas assez mis l’accent, en tout cas les pas assez vite, sur la rénovation des logements du parc ancien et sur l’aide à la rénovation énergétique, ce qui fait qu’il y a une partie de la population qui vit encore dans de véritables passoirs thermiques. Voilà. Donc ces choix-là vous ne les avez pas faits, vous en avez fait d’autres. C’est normal que vous ayez fait des choix d’investissement. On n’aurait juste pas fait les mêmes. Voilà, c’est là où se situent les débats politiques. Et j’ai une dernière question à vous poser, c’est sur la mutualisation. Je reviens sur un élément qu’a apporté Madame Calueba tout à l’heure. Effectivement, il y a des postes qui, progressivement sont passés à l’agglomération au cours des dernières années, notamment des postes de cadre, qui aujourd’hui reviennent à la ville. Alors, il n’y a pas que le CSPDR (Conseil Intercommunal de Sécurité, de Prévention de la Délinquance et de la Radicalisation), il y a d’autres postes concernés. J’aimerais bien savoir comment vous le justifiez et qu’est-ce que ça va coûter parce que du coup, ça va être un budget en plus. J’aimerais bien un petit peu savoir comment on envisage ça dans le futur.

vidéo de l’intervention