Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin fin d’article
Rapport d’Orientation Budgétaire
Intervention de véronique Calueba – vidéo en fin d’article
La présentation d’un budget en période préélectorale revient toujours à exercer un équilibre délicat, à un mois des élections municipales. Nous examinons aujourd’hui un exercice dont la mise en œuvre dépendra de la future équipe dirigeante. Cela dit, commençons par souligner une évolution positive : contrairement aux craintes initiales, le projet de loi de finances 2026 ne prévoit pas le prélèvement de 500 000 € par le Dilico (Dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités), ce qui constitue une bonne nouvelle pour nos finances locales.
Les dépenses de fonctionnement sont maîtrisées, et c’est à saluer. En revanche, vous indiquez une baisse des recettes de 3,4 M€ par rapport à l’année précédente. Si la dotation globale de fonctionnement (DGF) diminue et que l’impact du PLF est estimé à 1,4 M€, les recettes fiscales, elles, restent stables. Une question se pose donc : quelle autre recette a connu une telle réduction ? Je vous saurais gré d’éclairer ce point.
Cette situation illustre une réalité plus large : les collectivités subissent de plein fouet les choix politiques nationaux. La suppression de la taxe d’habitation, la disparition de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), ou encore le gel partiel du transfert de la TVA ont profondément altéré nos marges de manœuvre. Nos ressources dépendent désormais moins de notre dynamique locale que des arbitrages de l’État. Cela pose un enjeu pour l’autonomie financière des territoires.
Sur les investissements et les engagements, vous réaffirmez la volonté de tenir les promesses non réalisées par le passé, comme la piscine de Frontignan – évoquée depuis deux mandats – ou le centre culturel de Mèze, évoqué depuis 2020. Comme le dit l’adage, « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent »… mais aussi ceux qui les formulent. Espérons que le prochain mandat permettra enfin de concrétiser ces projets. Vous connaissez notre position sur la piscine : dans un contexte de sobriété, la construction d’un nouvel équipement – alors que nous en comptons déjà trois à Sète – soulève des interrogations légitimes, notamment sur son coût de fonctionnement. Ce débat mériterait d’être approfondi ultérieurement.
En revanche, nous souscrivons pleinement aux investissements liés à la transition écologique. Vous avez vous-même souligné l’absence, dans ce budget, de provisions suffisantes pour les travaux liés aux eaux pluviales. Or, ces dépenses, inévitables, alourdiront nécessairement les charges d’investissement lors du vote définitif.
Ces investissements seront en partie financés par l’emprunt : 9,5 M€ pour le budget principal et 9 M€ pour le budget annexe assainissement. C’est aux habitants, in fine, que reviendra la charge de ces retards accumulés, notamment en matière d’assainissement. Les alertes n’ont pourtant pas manqué, mais d’autres priorités – comme l’usage professionnel de la lagune – ont pu prévaloir. Là encore, le passé est derrière nous.
Cette augmentation de la dette entraînera mécaniquement une dégradation de notre capacité de désendettement. Pourtant, nous ne sommes pas ici pour brandir la menace d’une hausse des impôts ou pour semer l’inquiétude. Les indicateurs que vous avez présentés le confirment : la situation financière de notre collectivité reste solide. Nous conservons donc une marge pour investir.
Cette solidité ne doit cependant pas occulter les défis à venir. Les prochains budgets devront impérativement s’inscrire dans une logique de sobriété et d’efficacité – deux principes que nous défendrons avec vigueur. Les enjeux climatiques, les contraintes économiques et les attentes des citoyens nous y obligent.
La question n’est plus de savoir si nous devons adapter notre gestion, mais comment le faire sans compromettre l’intérêt général. C’est ce débat que nous devons engager dès aujourd’hui.
Rapport développement durable
Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin d’article
Ce rapport présente, comme chaque année, un ensemble d’actions engagées en faveur du développement durable. Si leur existence est une avancée, leur pertinence et leur portée méritent aujourd’hui d’être interrogées au regard des défis actuels.
Certaines initiatives, comme les balades artistiques ou les festivités gastronomiques, peuvent sembler éloignées des enjeux environnementaux. Pourtant, leur intégration reflète une volonté de sensibilisation transversale. La question centrale reste : ces mesures sont-elles à la hauteur des urgences que nous connaissons ?
Les problématiques soulevées – pollution, mobilité, déchets, urbanisation – appellent des réponses structurantes. Prenons l’exemple des transports : notre territoire est confronté à une saturation automobile, avec des conséquences directes sur la qualité de vie et l’environnement. Les déchets, quant à eux, atteignent 72 kg par habitant et par an, un niveau bien supérieur à la moyenne nationale. Quant à l’urbanisation, elle nous place face à une contradiction apparente : comment concilier l’impératif de logement, notamment social (loi SRU, loi ZAN), avec les exigences de sobriété et de préservation des ressources ? Comment garantir la justice sociale sans aggraver les inégalités environnementales, sachant que les populations les plus précaires subissent déjà les logements les plus énergivores et les moins salubres ?
Ces défis ne peuvent être relevés par des actions isolées. Ils nécessitent une vision globale, un projet de territoire ambitieux, capable d’intégrer systématiquement les enjeux climatiques dans chaque politique publique. Nous avons d’ailleurs amorcé cette démarche avec le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi) et le Plan de Prévention de l’Atmosphère (PPA), élaborés de manière participative et prospective. Ces outils démontrent qu’il est possible d’anticiper, d’associer les citoyens et d’agir avec responsabilité.
À l’aube d’un nouveau mandat, l’enjeu est clair : transformer ce catalogue d’actions en une feuille de route cohérente, qui donne aux habitants une perspective durable. Sans cette ambition, nous laissons le champ libre aux discours climatosceptiques et aux illusions d’un statu quo possible. Or, le changement climatique est une réalité – il nous incombe de le traiter avec la rigueur et l’audace qu’il exige.
C’est cette responsabilité collective que je souhaitais rappeler à travers ces observations.
Une politique d’aménagement aux priorités inégales
Tribune du magazine Sète.fr – février 2026
Depuis plus de 20 ans, les choix d’investissements publics et d’aménagements manquent de cohérence. Si certains équipements ont vu le jour, comme la Halle Marty, leur conception s’est faite sans répondre pleinement aux usages réels. Par exemple, l’accès à ce lieu, sa capacité d’accueil de 1600 spectateurs et les capacités de stationnement n’ont pas fait l’objet d’une analyse approfondie, alors qu’ils sont déterminants lors d’événements importants.
Dans le même temps, des enjeux essentiels sont relégués au second plan. L’état des routes, la préservation des paysages et la protection de la biodiversité ne bénéficient pas des moyens nécessaires. Récemment, des déversements d’eaux usées dans le canal, puis dans l’étang, ont fortement impacté les conchyliculteurs, alors même qu’une station d’épuration de 64 millions d’euros est présentée comme la solution. Le véritable chantier – la séparation des réseaux d’eaux usées – n’a, lui, jamais été mené.
Gouverner, c’est garantir durablement un cadre de vie sain, la protection des personnes et des biens, et ici, la protection absolue de notre lagune de Thau. Cela passera par le fait d’adapter l’urbanisation aux limites de notre environnement. Or, les faits montrent que cette hiérarchisation des actions laisse à désirer.
Il est encore temps d’agir, mais la situation exige un changement de cap !
Urbanisme/Entrée Est : Sète mérite mieux
Le maire dit vouloir mieux « encadrer la densification » et répondre « à la demande de
logements des actifs ». Quel revirement !
Durant 6 ans, il a voté toutes les délibérations permettant un projet démesuré et
hors-sol à l’Entrée Est : 1 850 logements, des immeubles jusqu’à 16 étages, et une tour de
40 m à l’entrée de la ville. Jamais il n’a exprimé la moindre réserve. Jamais il n’a demandé
la transparence sur la SAELIT.
Jamais il n’a contesté les choix contribuant à l’explosion des prix du logement. Rien pour
maîtriser l’essor des résidences secondaires. Rien pour garantir des logements à l’année.
Rien pour réduire l’attente interminable d’un logement social.
Là, soudain, il découvre ce besoin criant et voudrait apparaître comme le défenseur d’un
urbanisme maîtrisé ? On ne devient pas protecteur du cadre de vie après 6 ans d’approbation systématique.
Nous défendons une autre voie : une entrée de ville apaisée à taille humaine, pensée
d’abord pour l’économie locale, l’emploi et les besoins réels des gens. Nous défendons le
droit au logement pour tous quel que soit son revenu, par une politique volontariste de
réduction des résidences secondaires, de rénovation du bâti ancien, de création de logements sociaux adaptés aux besoins réels.
La révision du PLU doit être l’occasion de tourner la page d’un urbanisme opaque. Sète
mérite un projet clair, concerté, et une vision d’avenir assumée, pas des conversions de
dernière minute.
Nous vous souhaitons une très belle fin d’année à tous.
SAELIT et SPLBT : enfin un changement de gouvernance ?
Tribune du magazine Notre agglopôle – décembre 2025/janvier 2026
Depuis des années, sous la présidence de François Commeinhes, la SAELIT et la SPLBT fonctionnent avec une gouvernance verrouillée, marquée par l’opacité et un contrôle politique insuffisant. Les conseils d’administration, parfois limités à une seule séance annuelle, avec une présence d’élu·e·s très réduite, se sont trop souvent contentés d’entériner des décisions déjà arrêtées. Ce déficit de contrôle démocratique est d’autant plus grave que ces structures engagent des millions d’euros d’argent public, que les collectivités se portent garantes de leurs emprunts et qu’elles façonnent l’avenir de notre territoire.
Aujourd’hui, un tournant semble s’amorcer. En tant qu’actionnaire, Sète Agglopôle Méditerranée exige des évolutions : des conseils d’administration réunis au moins trois ou quatre fois par an, pour dégager un véritable temps de contrôle ; des élu·e·s administrateur·rice·s devant disposer des dossiers complets au moins deux semaines à l’avance et bénéficier de réunions préparatoires associant les services de l’agglomération. La présence de représentants des services de l’agglomération, en tant qu’observateurs, dans les conseils est également demandée afin de renforcer le suivi. Autant de principes de gouvernance qui auraient dû s’appliquer depuis longtemps…
Nous resterons pleinement mobilisé·e·s pour que la SAELIT et la SPLBT deviennent enfin ce qu’elles doivent être : des outils publics placés sous un véritable contrôle démocratique, au service de l’intérêt général, et responsables devant les élu·e·s, les communes et les habitant·e·s.
En attendant ces changements positifs, nous vous souhaitons d’excellentes fêtes de fin d’année.
Demande d’ouverture d’un gymnase en période de froid
Courrier de Véronique Calueba et Laura Seguin
Rapport sur le prix et la qualité du service d’eau potable – SAEP Balaruc Les Bains – Balaruc le Vieux – Frontignan
Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article
J’avais suggéré, parce que je suis dans ce groupe de travail, qu’on y invite des associations et en particulier, il y a une association un peu experte sur notre territoire sur les questions d’eau potable et d’ailleurs je voulais saluer Monsieur Baëza qui avait intégré cette association dans sa commission extramunicipale du cycle de l’eau. Je trouve souhaitable pour nous aussi d’associer également « la société civile » qui peut nous aider, nous éclairer pour ce choix de futur mode de gestion.
Rapport sur le prix et la qualité du service d’eau potable – SAEP Balaruc Les Bains – Balaruc le Vieux – Frontignan
Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin d’article
Sans rentrer dans une polémique idéologique, je pense que ce sujet est assez important pour le mettre aussi en perspective avec tous les travaux que nous menons par rapport à l’adaptation, au changement climatique, à la raréfaction de la ressource en eau et poser comme fondamental que ce n’est pas uniquement une question économique mais aussi une question éthique. Elle traverse les toutes les idéologies représentées, et peut être d’ailleurs très fédératrice. Une question éthique autour de la rareté de l’eau, de ce qu’on en fait, comment on gère cette problématique de la raréfaction, et comment on la met à disposition de nos concitoyens dans une dynamique, on le sait puisqu’on le vit déjà sur le département, où l’eau va devenir de plus en plus rare et qu’il faut qu’elle soit équitablement répartie. Donc j’espère que dans le cadre de la réflexion de ce cabinet, on ne sera pas uniquement centré autour de problèmes techniques, financiers, de lien avec l’entreprise, mais aussi sur une réflexion un peu éthique par rapport à ce sujet-là.
Rapport d’activité 2024-2025 du Conseil de développement de Sète agglopôle Méditerranée
Intervention de Laura Seguin -vidéo en fin d’article
Je suis d’accord avec ce qui a été dit sur le fait qu’on les mandate, on les saisit et ils nous apportent des éclairages sur nos manières de mener les politiques publiques. Et ce qui est très intéressant, je pense qu’il y a plusieurs avantages pour nous, c’est que souvent il se projettent à plus long terme quand ils réfléchissent à des enjeux, le portrait de territoire, les manques sur la mobilité, sur le site Lafarge, sur tous les travaux qu’ils ont menés. Ils ont adopté cette démarche prospective et qui je trouve parfois nous manque au sein de notre conseil communautaire. Donc ça c’est intéressant. Ils font un travail de qualité. Ils prennent le temps, ils prennent le temps de se former, de monter en expertise et ça aussi c’est très c’est très enrichissant pour nous. Et puis il y a un autre avantage, c’est la diversité qu’ils représentent, parce que normalement ils sont censés représenter, être suffisamment représentatifs de la diversité socio-économique de notre population, peut-être même plus que nous, nous le sommes de cette diversité socio-économique. Et donc ça, je trouve ça intéressant parce que ce sont des personnes qui ne sont peut-être pas, à l’heure actuelle, intégrés dans les différents conseils municipaux de leur ville. Et là, font ce travail et donnent leur avis sur les politiques d’agglomération. Moi, je proposerai même au lieu d’affaiblir le lien entre le CODEV et toutes les communes, je proposerais plutôt de renforcer ce lien. C’est-à-dire que quand par exemple le conseil de développement produit un avis sur les mobilités, ce qu’il a fait, sur le site Lafarge, ce qu’il a fait, sur le Scott, etc., qu’à chaque fois, nous ayons des délibérations en conseil communautaire sur ces sujets de travail, nous ayons un petit un petit condensé de son avis, de ce qu’il a produit, que ça nous éclaire véritablement. Il y a des présentations des travaux du CODEV, mais depuis quelques temps, il y en a moins. Avant, il y en avait une fois par an, je crois, en conseil communautaire, mais très peu. Donc être informés de l’avis que le CODEV a produit de manière à nous éclairer, pas de nous influencer mais de nous éclairer. Je trouverais ça très intéressant et je pense que c’est un mécanisme qu’on pourrait mettre en place dans nos conseils communautaires. Et puis oui, ce n’est pas une émanation de l’agglo. Il y a sur d’autres territoires le choix qui a été fait de les rendre un petit peu plus indépendants, un petit peu plus autonomes, de les constituer en association. C’est le cas par exemple du CODEV du Pays-Basque. Et ça leur garantit une liberté plus grande dans leurs travaux, dans leurs expressions. Et moi, je trouverais ça assez intéressant d’évoluer vers cette forme-là. Je trouverais que ça serait une garantie de plus d’autonomie, de plus d’indépendance dans les réflexions et c’est à même aussi ça de nous bousculer peut-être davantage. En tout cas, je trouve cet exercice très intéressant.
