Urbanisme/Entrée Est : Sète mérite mieux


Le maire dit vouloir mieux « encadrer la densification » et répondre « à la demande de
logements des actifs ». Quel revirement !
Durant 6 ans, il a voté toutes les délibérations permettant un projet démesuré et
hors-sol à l’Entrée Est : 1 850 logements, des immeubles jusqu’à 16 étages, et une tour de
40 m à l’entrée de la ville. Jamais il n’a exprimé la moindre réserve. Jamais il n’a demandé
la transparence sur la SAELIT.
Jamais il n’a contesté les choix contribuant à l’explosion des prix du logement. Rien pour
maîtriser l’essor des résidences secondaires. Rien pour garantir des logements à l’année.
Rien pour réduire l’attente interminable d’un logement social.
Là, soudain, il découvre ce besoin criant et voudrait apparaître comme le défenseur d’un
urbanisme maîtrisé ? On ne devient pas protecteur du cadre de vie après 6 ans d’approbation systématique.
Nous défendons une autre voie : une entrée de ville apaisée à taille humaine, pensée
d’abord pour l’économie locale, l’emploi et les besoins réels des gens. Nous défendons le
droit au logement pour tous quel que soit son revenu, par une politique volontariste de
réduction des résidences secondaires, de rénovation du bâti ancien, de création de logements sociaux adaptés aux besoins réels.
La révision du PLU doit être l’occasion de tourner la page d’un urbanisme opaque. Sète
mérite un projet clair, concerté, et une vision d’avenir assumée, pas des conversions de
dernière minute.
Nous vous souhaitons une très belle fin d’année à tous.

SAELIT et SPLBT : enfin un changement de gouvernance ?

Tribune du magazine Notre agglopôle – décembre 2025/janvier 2026

Depuis des années, sous la présidence de François Commeinhes, la SAELIT et la SPLBT fonctionnent avec une gouvernance verrouillée, marquée par l’opacité et un contrôle politique insuffisant. Les conseils d’administration, parfois limités à une seule séance annuelle, avec une présence d’élu·e·s très réduite, se sont trop souvent contentés d’entériner des décisions déjà arrêtées. Ce déficit de contrôle démocratique est d’autant plus grave que ces structures engagent des millions d’euros d’argent public, que les collectivités se portent garantes de leurs emprunts et qu’elles façonnent l’avenir de notre territoire.

Aujourd’hui, un tournant semble s’amorcer. En tant qu’actionnaire, Sète Agglopôle Méditerranée exige des évolutions : des conseils d’administration réunis au moins trois ou quatre fois par an, pour dégager un véritable temps de contrôle ; des élu·e·s administrateur·rice·s devant disposer des dossiers complets au moins deux semaines à l’avance et bénéficier de réunions préparatoires associant les services de l’agglomération. La présence de représentants des services de l’agglomération, en tant qu’observateurs, dans les conseils est également demandée afin de renforcer le suivi. Autant de principes de gouvernance qui auraient dû s’appliquer depuis longtemps…

Nous resterons pleinement mobilisé·e·s pour que la SAELIT et la SPLBT deviennent enfin ce qu’elles doivent être : des outils publics placés sous un véritable contrôle démocratique, au service de l’intérêt général, et responsables devant les élu·e·s, les communes et les habitant·e·s.

En attendant ces changements positifs, nous vous souhaitons d’excellentes fêtes de fin d’année.

Rapport du mandataire SPLBT – Exercice 2024

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

Juste pour préciser qu’habituellement sur ces deux rapports, nous votons contre parce que nous sommes opposés aux projets, d’un point de vue politique, qui sont portés par ces deux sociétés. Là, nous nous abstenons étant donné que nous soutenons vraiment ces changements de gouvernance qui sont exigés, qui sont demandés et c’était juste pour clarifier notre vote.

Rapport du mandataire SA ELIT – Exercice 2024

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

Juste pour dire que quand même, en réponse à Monsieur Sabatier, il y a une grande différence entre des réunions sur le terrain où on échange ou on discute et puis des conseils d’administration. On n’est pas quand même dans le même niveau décisionnel dans ces types d’espaces de rencontres et d’échanges. Vous l’avez dit Madame Coste, dans le conseil d’administration, on vote un budget quand même. Ce n’est pas pareil qu’une réunion sur le terrain. Donc c’est d’un point de vue décisionnel, c’est quand même beaucoup plus important d’être vigilant sur qui vient au conseil d’administration. Est-ce que les gens sont bien invités à l’avance, ont les bons dossiers à l’avance etc., plutôt que les réunions de terrain, qui sont certes importantes, mais pas décisionnaires. Donc voilà, nous on salue ces évolutions qui étaient souhaitables parce qu’effectivement c’est des outils publics qui devraient avoir un réel contrôle démocratique et jusqu’à maintenant, ce n’était pas le cas.

Rapport du mandataire SA ELIT – Exercice 2024

Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin d’article

Je pourrais dire « que de progrès ». En tout cas, c’est dommage que lors du dernier conseil municipal, lorsqu’on en a parlé, on n’a pas eu connaissance de cet échange de courriers. Je vais parler de la SAELit, mais la SPLBT, c’est à peu près pareil. On n’a pas eu la lecture des demandes que vous aviez portées et vous n’en avez même pas parlé au conseil municipal. Vous n’avez pas parlé des exigences que vous avez envoyées à son directeur et organisateur. Au-delà des compétences avec lesquelles nous ne sommes pas d’accord pour la SPLBT c’est les parkings en particulier Aristide Briant et pour la SAELit, c’est la façon dont ils aménagent la ZAC Entrée Est et la construction de parking. Au-delà de ces compétences, au dernier conseil municipal, quand on faisait le bilan de l’ensemble des compétences, quand on fait le bilan de la masse financière que gère ces structures, masses financières qui sont souvent garanties par la ville ou par l’agglo. Rien que pour l’année 2024, la SAELit a emprunté 30 M€, si j’ai bien le tableau sous les yeux, plus ce que la ville peut avancer. Tout ça brasse beaucoup d’argent. C’est de l’argent, quelque part, public, parce que ce sont les structures avec les garanties publiques, qui les empruntent. Et on avait constaté en 2025 un conseil d’administration, une assemblée générale. Alors à la limite que le nombre augmente, c’est parfait mais que les élus soient présents parce que, seule Madame Coste représentait les élus. Donc ça veut dire qu’on avait deux structures qui n’étaient pas contrôlées ni gérées par les élus représentant la SAM ou représentant la ville. Et ça tout le monde ne peut que le constater au regard de ces rapports d’activité. Et en fait, elles étaient gérées par qui ? Probablement par l’ancien président de l’agglo, qui voyait certainement le directeur régulièrement. Et elles étaient gérées par les administratifs techniciens, c’est-à-dire Monsieur Clair et son directeur des ressources et directeurs financiers, puisque dans les CA et dans les AG, ils apparaissent eux. Donc moi ça me pose un problème et je salue vraiment les demandes quant à la gouvernance que porte l’agglo, parce qu’on avait vraiment besoin d’un pilotage, on avait besoin de transparence, on a besoin de clarté et par rapport à cet engagement financier et politique. Même si je ne suis pas d’accord avec les projets politiques, ils vous regardent, c’est vous qui les portez, mais quand on engage pour des projets politiques et des projets d’aménagement, d’investissement, autant d’argent public, je pense qu’il faut que les élus soient présents pour donner la température, pour savoir ce qui se passe et qu’on ne donne pas les clés à une seule personne. C’est un peu l’image qu’on en a. En tout cas, ce qui apparaît, pour les projets d’aménagements de la SAELit étaient gérés par une seule personne, le directeur de ces structures-là et on se demande comment il décidait. Alors, j’ose espérer que François Commeinhes décidait avec lui, mais ils avaient l’air d’être bien seuls. Voilà. Donc merci pour ce que vous avez fait en espérant que ce soit accepté par la structure et mise en œuvre dès 2026, indépendamment du résultat des élections quand même, et que la demande de Monsieur Marques, Maire de Sète, soit aussi acceptée de façon à ce que nous ayons un contrôle et une transparence, une clarté sur ce que font ces deux structures-là. D’autant que vous avez demandé aussi un travail autour de la facturation, ça veut dire qu’on ne l’avait pas. Donc ça veut dire qu’on ne savait pas et ça c’est d’autant plus inquiétant. Donc moi je salue ce que vous mettez en place, autant la ville de Sète que l’agglo.

SPLBT – rapport du mandataire

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

Nous voterons encore une fois contre ce rapport de la SPLBT. La SPLBT, nous l’avons souvent dit, est un un outil avant tout au service d’un modèle urbain orienté stationnement et grandes infrastructures urbaines alors qu’on a besoin d’espace et de libérer la ville des voitures avec des parkings périphériques.  Les activités principales en 2024, c’est la construction de parkings, l’extension du stationnement payant et des projets d’aménagement pour créer des activités. Mais le stationnement absorbe quand même l’essentiel des moyens et de l’attention de la SPLBT. J’ai 2 questions à vous poser. D’abord, Monsieur Marquès, vous avez été destinateur d’un courrier du président de l’agglo vous demandant des explications, des détails sur le chantier A. Briand :  sur son budget, sur les autorisations de pompage de l’eau souterraine. Il vous demande de la transparence parce que cette gouvernance, qui implique l’agglo en tant qu’actionnaire, requiert des réponses sur certains sujets qui sont problématiques et je vous demande si vous avez répondu à ce courrier et si nous pourrions en être aussi destinataires.

Autre question, c’est sur un emprunt de 7 M€ auprès du crédit coopératif voté en conseil municipal en 2023 (nous avions voté contre). Est-ce qu’il a été réalisé cet emprunt de 7M€ ? Parce que dans d’autres documents, on ne le retrouve pas.

Réponse :  « Oui, il n’a pas encore été tiré mais il a été fait. »

Dernière remarque, au sujet des questions que l’on a posées tout à l’heure sur l’aspect de gouvernance et de contrôle de ce que réalise cette structure puisque la dernière AG  s’est tenue le 28 juillet 2025 en présence de trois personnes et c’est quand même notable. Monsieur Marquès, vous au nom de la ville de Sète et deux autres personnes qui ne sont pas des élus, Monsieur Clair et le Directeur des Ressources et Développement. 3 personnes ! Donc oui, on se pose vraiment des questions sur le contrôle, le suivi des opérations que mène cette SPLBT avec si peu de d’élus présents à l’ AG.

SAElit – rapport du mandataire

Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin d’article

Nous nous sommes souvent exprimés sur notre désaccord avec les projets réalisés et surtout les méthodes de la SAElit. Ce rapport annuel pose problème. Pour comprendre  l’avancement de tous ces grands programmes, nous n’avons jamais eu les plans, jamais eu le phasage des opérations sur l’Entrée Est, secteur sud, le Kursaal. Et qui sont les architectes de ce projet ? Qui a imaginé cette structure ?

Mais ce rapport pour moi, est inquiétant. Les compétences de la SAElit sont assez importantes en termes d’aménagement : l’Entrée Est secteur sud PNRQAD, les parkings du pôle culturel, le Miam, le réaménagement des quais. Et le financement de ces opérations est très important, car basé sur des avances de trésorerie et des garanties d’emprunt de la ville.  En 2023 et 2024, on a avancé 6 M€. La dette de la SAElit s’élève à 25M€ dont 13M€ à échéance d’un an. C’est quelque part de l’argent qui appartient au sétois et cette société doit être contrôlée par des élus lors de conseils d’administration réguliers, quant à l’utilisation de ecs sommes et des choix urbains. Là, pour l’année 2024, il n’y a eu qu’un seul CA sans précision des personnes présentes.

Je lis qu’il y a un représentant pour les six élus au conseil d’administration, un représentant pour les six élus à l’assemblée générale. Je sais qu’en 2025, il y a eu une AG où la seule élue présente pour la ville était Madame Coste, et il y avait Monsieur Clair, Monsieur Ferry, un représentant de Balaruc. Donc pour gérer cette énorme structure, il n’ y a qu’un élu de la ville. Comment parler de transparence sur le fonctionnement et la coopération ?

 Alors moi ça m’interroge beaucoup, parce que je pense que c’est une structure qui est en roue libre, qui fait absolument ce qu’elle veut et je pose la question : qui gère les aménagements urbains de la ville ? Qui gère l’urbanisme dans cette ville ? Qui gère les finances énormes engagées ? La réponse est simple : la SAElit, sans la présence des élus, par la personne de son directeur Monsieur Clair. Et je considère au vu de ce rapport, que vous avez donné les clés de l’aménagement et de l’urbanisme à la SAElit, en la personne de son directeur qui prend toutes les décisions. Vous n’y êtes pas présent et je trouve ça absolument dramatique. On ne gère pas, on ne maîtrise pas, on ne sait pas où va l’argent. Cela est extrêmement inquiétant et ce genre de structure à mon avis, il faut y mettre le nez dedans très sérieusement.

Au sujet de la demande du Président de l’agglo au maire de Sète – éléments sur les sociétés satellites, notamment la SPLBT

Intervention de Laura Seguin, en préambule de séance – vidéo en fin d’article

demande de suivi sur les éclaircissements demandés notamment au sujet du chantier du parking Aristide Briand. C’est une bonne choses, car nous avons beaucoup entendu qu’à l’agglo, on ne parle que de l’agglo. Or non, l’agglo peut s’intéresser aux activités de cette société car en tant qu’actionnaire, nous avons des droits et des obligations : contrôler et suivre les activités, pour garantir la bonne gestion de ces structures satellites. Ces informations indispensables seront transmises à l’agglo et nous espérons en avoir la communication.

Questions diverses

Intervention de Sébastien Denaja – vidéo en fin d’article

Demande de précisions au maire de Sète, sur le positionnement politique et sur le soutien apporté lors des élections majeures dans notre pays. Intégralité des échanges.