Phase de préfiguration du SERM Montpellier Méditerranée

Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin d’article

Le SERM est un outil pour renforcer la politique de développement des mobilités durables, donc y compris les TER. Le lien avec l’argent injecté sur la ligne nouvelle les mobilités durables au regard des enjeux environnementaux, des mobilités et les politiques du rail, comment s’y prépare-t-on ? Par ailleurs, cette ligne nouvelle ne desservira plus Sète, ce qui signifie concrètement qu’il va falloir s’arrêter à Sud- de France, pour aller récupérer le TGV. Après, il faut prendre notre train. Enfin, je veux dire qu’en termes écologiques, l’impression donnée et qu’on se tire une balle dans le pied plutôt que de faciliter la mobilité. Alors moi je ne suis pas contre une ligne nouvelle par rapport au recul du trait de côte et à la fragilité de notre ligne ferroviaire surtout sur la part du Lido. Il fallait probablement envisager de construire mais de là à faire une ligne qui va très vite pour faire gagner 17 minutes, sans gare et sans penser ni au fret ni au train du quotidien, on est en contradiction.

Plan Local d’Urbanisme – modification n°5

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

Plusieurs remarques et questions. D’abord e reprends chaque fois Monsieur Sabatier quand il nous dit que nous ne participons jamais aux enquêtes publiques, mais là encore une preuve que vous n’en faites rien de ces contributions. 15 contributions, 13 critiques, voire très critiques, du projet de modification que vous proposez. Et il n’y a, vous l’avez dit vous-même, des modifications que mineures qui sont apportées au projet. Donc vous n’avez pas véritablement tenu compte des critiques, des remarques apportées de la part du public qui s’est déplacé. Il y a un vrai décalage dans la conception que vous vous faites de cet outil. Vous vous en faites un exercice légal, mais la légalité ça ne suffit pas si on veut une démocratie un peu vivante qui associe l’ensemble des citoyens et des acteurs de notre ville. Et je pense notamment aux mots laissés par la directrice de l’hôpital à l’occasion de cette enquête publique. Il faut un effort supplémentaire pour associer ces acteurs, et pas seulement une enquête publique sur un sujet aussi majeur. Il y a un réel manque de dialogue et de concertation. Il n’est pas normal qu’elle ait été informée par la presse et pas en amont de cette enquête publique et surtout qu’elle n’ait pas été associée à l’ensemble de cette démarche le plus en amont possible. Donc vous percevez cela comme une formalité. Vous ne faites aucun effort pour aller plus loin en matière de concertation. Ensuite, sur la densification, effectivement, l’orientation d’aménagement programmée sur le site des  Pergolines, vous nous aviez présenté un document graphique quand même assez abouti. On a l’impression qu’il y avait bien un projet bien ficelé sur ce secteur-là. Et ça contredit d’ailleurs ce que vous nous avez dit : « ce ne sont que des grandes orientations ». Ce n’est pas tout à fait vrai quand on écoute et quand on voit la présentation que vous nous avez fait la dernière fois. Sur la densification, moi j’ai des doutes sur le fait que vous allez, avec ce document, arriver réellement à la limiter. Quand vous nous dites qu’il y aura 50 % maximum d’emprise au sol sur cette OAP, 40 % minimum de pleine terre, comment vous insérez dans les 10 % restants du stationnement de la voie de desserte ? Voilà, c’est une des remarques qui est faite par certains répondants et effectivement on peut un petit peu douter de la sincérité de ce que vous nous présentez. Il y a un réel risque d’artificialisation, d’imperméabilisation et un risque d’atteinte à l’environnement et aux derniers espaces naturels ou semi-naturels sur cette zone. Il n’y a pas non plus de garantie que les jardins partagés actuellement présents sur le site seront préservés puisqu’ils n’ont pas été identifiés dans l’étude. Alors la mairie répond « ne vous inquiétez pas, on va les préserver ». Si ce n’est pas écrit noir sur blanc dans l’étude, on a des doutes. Enfin sur le logement, c’est important de savoir pourquoi vous voulez densifier, pour qui vous voulez densifier. Parce que là, vous nous présentez un projet où il n’y a pas de quota de logements sociaux. Il n’y a pas non plus la garantie que les logements qui pourraient être créés par de la densification sur ce secteur seraient réservés à de l’habitation principale et non plus de la résidence secondaire. Dans ce secteur-là, on sait à quel point les chiffres des résidences secondaires sont importants. Donc, il est important de se questionner sur pour qui vous voulez densifier, pourquoi vous voulez densifier, pour quelle destination, pour quel type de logements. Nous réitérons notre demande, récurrente à chaque conseil municipal, d’intégrer dans cette modification du PLU, ce que vous permet de faire la loi Le Meur, c’est-à-dire une réservation des nouveaux logements, qui seraient créés dans cette zone, à la résidence principale et non plus à la résidence secondaire puisque cela prive une trop grande partie des sétois d’accès au logement à l’année. Par ailleurs, il faudrait permettre des équipements publics aussi sur cette zone. Alors vous dites que vous allez les permettre, mais sans garantie formelle. Donc aucune garantie de pouvoir destiner du foncier, de l’espace à de l’équipement public d’intérêt commun. Effectivement on a besoin d’hébergement, de créer des nouvelles formes de logement, comme l’habitat intergénérationnel, des équipements publics dont on va avoir grandement besoin pour répondre aux besoins de la population. Il n’y a aucune garantie dans le document que vous nous proposez que vous allez pouvoir en développer. Disons que si vous laissez les règles libres au futur promoteur, on sait vers quoi ils vont tendre. Donc voilà, on demande davantage de garanties et je pense qu’il y aurait eu des choses à intégrer à cette modification du PLU. Dernière chose, c’est sur la mobilité et la sécurité routière parce qu’il y a pas mal de remarques qui sont faites de la part des répondants à l’enquête publique. Il y a aucune réponse qui est apportée. Vous repoussez ça à plus tard. On verra bien les études de trafic. Il faudra également lancer une réflexion sur la sécurisation. Mais je suis désolé, on ne peut pas penser le futur de cet espace d’un point de vue uniquement urbanistique ou d’aménagement. Il faut penser à comment les gens vont se déplacer dans ces espaces et vous n’apportez aucune réponse à l’ensemble des personnes qui ont mentionné ces problèmes-là.

vidéo de l’intervention

Pour une politique du stationnement au service des Sétois

Tribune du magazine municipal Sète.fr – novembre 2025

Lors du dernier conseil municipal, un nouveau parking a été annoncé sur l’un des quais les plus encombrés de la ville. Cette décision interroge : à quelques dizaines de mètres, le parking Aristide Briand est déjà en construction, tandis que ceux de Victor-Hugo ou du Canal sont loin d’être pleins, sauf les jours de marché. Plutôt que de multiplier les parkings en centre-ville, il serait souhaitable de repenser l’ensemble de la politique du stationnement. L’objectif devrait être clair : garantir l’accès prioritaire aux Sétoises et aux Sétois, ainsi qu’aux artisans et professionnels qui ont besoin de se déplacer et de stationner pour travailler, tout en maîtrisant le flux de véhicules extérieurs. Les parkings relais situés aux entrées de ville doivent redevenir une véritable solution, avec des liaisons régulières vers le centre. Cette approche permettrait de préserver la fluidité de la circulation, de réduire la pollution et de maintenir un cadre de vie agréable pour les habitants comme pour les visiteurs. Il ne s’agit pas de refuser l’accueil des visiteurs, mais d’organiser leur venue autrement pour que la ville centre reste vivante sans être saturée. Une telle stratégie suppose une vision d’ensemble, associant stationnement, mobilité et aménagement urbain. En donnant la priorité à ceux qui vivent et travaillent ici, Sète peut concilier attractivité et qualité de vie, sans alourdir encore les finances publiques, sans dénaturer sa singularité et son image.

Politique de l’Habitat – Demande d’exemption SRU ou titre de la période 2026-2028 de la commune de Villeveyrac pour isolement rendant la commune faiblement attractive

Intervention de Véronique Calueba – 2 vidéos en fin d’article

L’exemption à la loi SRU a été votée plusieurs fois pour Villeveyrac, pour la même raison qui est liée à un manque d’attractivité dû à un problème d’isolement. Cela pose une question plus globale, à savoir, quelles actions ont été menées en terme de mobilités et éviter que ces demandes d’exemptions se multiplient. A noter, que sur le territoire, nous avons besoin de logements sociaux, et si nous n’en construisons pas partout, leur concentration se fera sur le triangle Sète, Balaruc et Frontignan. Il faut envisager une politique de constructions plus diffuse afin d’éviter une concentration très ciblée. Même si ça ne fait pas plaisir aux maires des petites communes, ça reste néanmoins la loi, pour atteindre le taux de 25%. Il faut inscrire cette réflexion à notre projet de territoire et non pas envisager la transformation village par village. C’est une réflexion commune à mener.