ZAC Entrée Est dossier de réalisation

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

J’ai conscience que ce projet a très légèrement évolué : un peu moins de logements (1800), un peu plus d’activités tertiaires, un peu plus d’espaces verts. La taux de logements passe de 60 à 50 % et les logements sociaux restent à 30%. Mais quel type de logements sociaux ? pas de réponse apportée en matière de logement selon les critères de PLH. Il faut utiliser un autre levier qui serait la régulation des résidences secondaires. A Sète, 30% des logements ne sont pas accessibles à l’année (22% dédiés au tourisme et 8% vacants). Au lieu de construire de nouveaux logements pas adaptés, agir sur l’existant. Sur le stationnement de ce secteur, il est prévu 2400 places, si on compte 2 voitures par foyer, ce n’est pas suffisant ; mais ça bloque aussi la création de parkings relais pour les gens qui viennent à Sète et ainsi permettre de développer une politique de mobilités.

Au sujet de la LGV

Intervention de Sébastien Denaja – vidéo de l’intégralité des échanges en fin d’article

C’est un projet de l’État, car ça revêt un intérêt national. Je comprends les villes qui souhaitent se désenclaver. C’est aussi un enjeu européen car cette ligne va aller au-delà. L’intérêt public de cette ligne va libérer des sillons et favoriser plus de TER et d’Intercités pour favoriser les déplacements de travail. Il faut globaliser cette réflexion. Enfin, il y a un intérêt pour le port de Sète-Frontignan, car cette ligne, également dédiée au FRET va libérer là-aussi des sillons. Par exemple : ce sera l’équivalent de 24500 camions en moins, en terme environnemental et économique, et ce n’est pas à négliger. En outre, il ne faut pas se désengager financièrement, car cela nous permettrait un viaduc, véritable œuvre d’art comme l’est encore, 2000 ans après, le Pont du Gard ou plus récemment, le viaduc de Millau.

Budget transports

Intervention de Laura Seguin – 2 vidéos en fin d’article

Il y a un retard des travaux des transports en commun en site propre de 18 mois, avec pour raison, la déviation des réseaux. Il y a bien pourtant eu des études préalables, l n’était pas prévue, alors que cela semblait évident avec de tels travaux. Je note une adaptation de l’offre aux besoins (suivi informatique des voyageurs, par exemple) mais il faudrait penser aussi à augmenter l’offre, notamment la fréquence en heures creuses. La réduction des fréquences le samedis et en intersaison est préjudiciable pour les usagers, alors, je propose qu’au lieu de supprimer des passages de bus, les maintenir et mettre en place des bus plus petits pour que l’utilisation des bus reste une constante et devienne une habitude. Point positif, l’augmentation de l’offre vers toutes les communes du territoire.

Budget transport

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

Le total de gestion courante s’élève à 17 M€ et on voit 2.8 M€ pour la recette billetterie. Si on veut atteindre la gratuité des transports, éventuellement par paliers, on doit accepter la perte de ces 2.8 M€, sans doute moins avec les corollaires (impression de billets, suppression guichets de vente…) mais ça ne veut pas dire moins d’emplois car ça peut être réaffecté à la qualité du service et liens avec les usagers. C’est un choix politique à mener sur l’aménagement du territoire et les enjeux environnementaux et climatiques. C’est également un enjeu de santé publique. Nous sommes tous persuadés que la place des transports en commun doit être renforcée. La gratuité est d’un des outils, mais il y en a d’autres : l’amélioration de la qualité des services, les fréquences, le maillage du territoire.

Au sujet de la LGV et plus particulièrement le transit des trains.

Intervention de Sébastien Denaja – vidéo en fin d’article

Appel à plaider pour que davantage de trains intercités s’arrêtent à Sète, car ces trains ne marquent pas suffisamment en gare de Sète, comme à Béziers ou Montpellier.… il faut aussi développer cette mobilité ferroviaire et l’offre qui y est inhérente.


 

Rapport de la Chambre Régionale des Comptes

Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin d’article

C’est un débat important, et même si les idées se confrontent, l’enjeu, c’est un projet de territoire…avec des problématiques de logement, de tourisme, de priorisation de financements, de mobilités…

Se garer pour prendre le train, un luxe pour les habitant.es de l’agglo ?

Tribune Novembre/décembre 2024 – Magazine Notre agglopôle


Lors du conseil d’agglo du 26 septembre 2024, les tarifs des futurs parkings du Pôle d’Échange Multimodal de la gare de Sète ont été votés. Sur la partie nord, le parking est destiné prioritairement aux usagers ferroviaires du quotidien avec la création d’un abonnement spécifique pour les abonnés du TER. Bonne initiative pour les habitant.
es des communes de l’agglo, notamment ceux travaillant dans les villes
desservies par le TER.
Mais nous avons découvert avec stupeur le prix de cet abonnement :
40 € mensuels, soit 480 € par an ! L’abonnement TER Sète/Montpellier coûte déjà 60 € minimum, auxquels s’ajouteraient 40€ de stationnement ?! Pas de quoi encourager massivement à laisser sa voiture et prendre les transports en commun… C’est totalement contradictoire avec une vraie politique d’accompagnement aux mobilités douces,
et la nécessité d’agir pour réduire notre empreinte carbone face à l’urgence climatique. Le maire de Frontignan, lui, a assuré du maintien de la gratuité des parkings de la gare sur sa commune, même après la mise en route de la nouvelle gare, dans l’objectif d’inciter à
prendre le train.
Le Président de l’agglo justifie ce prix prohibitif par le coût de la location du terrain à la SNCF, qui en est propriétaire. Mais nos impôts, qui ont bien augmenté, ne suffisent donc pas ? Ils devraient justement pouvoir financer ce type de service à la population, pour accompagner la transition écologique !