Subvention à La Palanquée (Sète en Commun)

Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article

Encore une fois, on ne parle pas de La Palanquée, on parle de l’association Sète en Commun qui anime le FabLab qui va dans le quartier de l’Ile de Thau, 25 fois par an. Donc la question est claire : l’année dernière, il y avait 9000 € pour cette action. En 2023, il y avait 8000 €. Aujourd’hui, il n’y a plus que 4500€. Donc est-ce que ça veut dire qu’on réduit de moitié les 25 visites par an dans le quartier de l’Ile de Thau ?. Ces visites animaient un temps d’éducation de de formation auprès de la jeunesse parce que c’est ça dont on a besoin aussi dans ce quartier, pas que de sécurité. Hormis Sète, l’agglo subventionne également Sète en Commun à hauteur de 15 000€ pour les actions du FabLab sur l’agglo, mais pour Sète aussi. Donc ça veut dire que si nous on réduit de moitié notre subvention fatalement il y aurait moins de visites par an. Oui ou non ? C’est ça la question qu’on vous pose. Oui ou non ?

Subvention à La Palanquée (Sète en Commun)

Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin d’article

Ces aides sont liées aux interventions du FabLab dans les quartiers QPV (quartiers prioritaires de la politique de la ville) en particulier à l’Ile de Thau, avec 25 visites sur un an, ce qui est bien. Mais si on réduit de moitié le budget, que va-t-il se passer pour l’association Sète en Commun qui perçoit cette aide. Pour 2025, 9000 € avaient été demandés et il ne s’agit en aucun cas d’une aide directe au fonctionnement de la Palanquée mais d’une délégation pour agir dans les quartiers prioritaires. La part de l’agglo sur le Fablab est de 15 000 € versés à Sète en Commun pour son action sur les communes de l’agglo y compris Sète. En conclusion la part de financement de Sète est dérisoire et ne concerne que le Fablab pour une prestation auprès des QPV. Ca n’est pas une aide directe, mais une délégation pour agir dans le quartier. Donc la part de Sam, elle est de 15000 €. La part de la ville, elle est assez dérisoire et elle est réduite de moitié. Elle ne concerne que le Fablab. Il y a 25 visites actuellement dans le quartier de l’Ile de Thau. Si on réduit de moitié, ça va en faire la moitié, c’est à-dire en gros 12. Alors moi je trouve que c’est très bien de renforcer la sécurité, de renforcer la police, de demander de la police nationale, mais on sait très bien que dans un dans les quartiers, il faut aussi renforcer tout le lien social, toutes les activités proposées et là, typiquement, on est dans de l’action, dans de la formation, parce que La Palanquée propose des projets pour les jeunes, ils nous les ont déjà exposés d’ailleurs ici. Voilà. Donc je ne comprends pas pourquoi vous réduisez de moitié cette subvention. Nous voterons pour parce que il vaut mieux ça que rien.

La sécurité c’est l’affaire de tous.

Tribune – Sète.fr – juin 2021

Depuis 2002, la politique de Nicolas Sarkozy a transformé les missions et moyens de la police pour assurer la sécurité de tous : fermeture des commissariats de proximité, dont celui de l’Ile de Thau, multiplication de la vidéosurveillance sans efficacité prouvée, centralisation des appels du 17 en déconnexion avec le terrain. Tout cela participe à détruire les liens entre habitants et police, dont les conditions de travail sont dégradées.

Il est urgent aujourd’hui de retisser les relations entre la population et les forces de sécurité de l’État, les polices municipales et les services de secours, pour un travail en synergie. Travailler avec les associations qui arpentent  le terrain à la rencontre des jeunes. Mobiliser des médiateurs et des agents de police municipale, dont le travail serait ancré dans la prévention et non la répression. Augmenter le nombre de policiers nationaux pour une présence en ville à la rencontre des habitants afin de repérer au plus vite les problèmes et dépêcher immédiatement des intervenants. Le maire doit relayer notre demande d’une police de sécurité du quotidien !

Surtout, nous devons passer d’une vision coercitive de la résolution des difficultés sociales et inégalités, à une vision centrée sur l’éducation, le travail social, l’emploi, l’accès aux droits, aux soins, à la culture et à un logement digne. Nous savons que ces besoins essentiels ne sont pas remplis, et cela favorise des terreaux violents et des difficultés entre citoyens et police.

Sète ne sera pas capitale culturelle ! Un échec ? NON s’interroger ? OUI

C’est donc Villeurbanne qui remporte le label « Capitale culturelle ».

On peut regretter que ce ne soit pas notre ville mais on doit surtout s’interroger sur les raisons de cet échec.

Le projet présenté faisait la part belle à une ville qui attire et accueille beaucoup  d’artistes et de créateurs. Est-ce suffisant ? On est  un bel écrin d’hébergement des artistes, on va fermer une auberge de jeunesse pour en faire une résidence d’artistes, soit ! Et on justifie cette fermeture par l’ouverture d’une sorte d’auberge de jeunesse privée, passons… Nous avons eu droit aux interviews des grands noms locaux  de la  création ou des institutions  dans le quotidien local sans jamais demander à un sétois ordinaire du quartier Révolution, de la Corniche ou de l’Ile de Thau, ce qu’il pensait de ce projet. Qu’est-ce que cela allait lui apporter ? Que pouvait-il en attendre ou même qu’est-ce qu’il souhaitait ?

La création est fondamentale mais comment avons-nous mis en avant les actions de LIEN nécessaires entre la création artistique et le citoyen ?

Lien basique qui permet le partage de l’émotion, la découverte et l’échange. Sortir de l’entre soi de la culture, c’est le  défi depuis des décennies !

Si les institutions comme les musées et les  théâtres ont développé des actions dites de médiation envers des publics divers, ce n’est encore pas suffisant. Les lieux d’éducation populaire et d’ouverture à l’expression et aux pratiques  artistiques, créatrices ou philosophiques  ont tous été fermés à Sète : exit les MJC, Centres sociaux ou autres. Pas de proposition de nouvelles formes plus contemporaines d’éducation populaire ou de nouveaux espaces socio-culturels (ce n’est pas un gros mot !) pour la population.

Certes on a vu fleurir des salles d’expos privées, l’installation de grands créateurs sur la ville, la multiplication des festivals et des séries TV. Ça stimule l’économie locale, d’accord. Mais c’est dans la recherche du  lien entre la culture et la population que doit se dessiner une politique culturelle. On ne peut se contenter d’un «je n’ai pas de politique culturelle, j’accompagne les porteurs de projets »  comme a dit le maire lors d’une interview à Midi Libre. Rester un écrin accueillant ne suffit pas !

D’ailleurs Villeurbanne présente son projet comme « tourné vers la jeunesse, l’éducation, le faire ensemble et l’aller vers ».

Allons y chercher une nouvelle inspiration….

Véronique Calueba

Oui à la culture pour tous !

A l’heure où la culture, empêchée, vit l’ensemble des acteurs, artistes, techniciens, professionnels dans des moments particulièrement cruels, rappelons que la culture n’est pas un luxe qu’on ne se permet qu’en période faste, mais un bien partagé essentiel à notre vie.

La culture est la clé de l’émancipation, de la liberté, un puissant vecteur d’égalité et de cohésion sociale, un véritable sésame pour la réussite scolaire et éducative.

La culture est inscrite dans l’ADN de Sète. Ici s’exprime spontanément le génie créatif de tous les artistes, qui y sont  nés ou ont choisi de s’y installer, et qui sont le ferment le plus joyeux de notre identité singulière.

Sète, candidate pour être Capitale Culturelle de la France.

Ce label a vocation à reconnaître une ville se démarquant par sa vitalité culturelle. Il représente un authentique levier permettant l’accès du plus grand nombre à la culture. 

Toutefois, n’oublions pas que les réussites d’aujourd’hui s’appuient en très grande partie sur des investissements et des structures élaborées depuis les années 1960.

Alors oui, nous soutenons pleinement la candidature de Sète Capitale Culturelle de la France.

Pour une culture populaire capable de réunir tous les publics et de retisser le lien avec les plus démunis au plan économique et culturel, 

Pour une culture exigeante, fidèle à l’esprit de Jean Vilar qui sut agir au quotidien pour la démocratiser, et ne pas l’enfermer dans une politique de communication ou seule attractivité commerciale !