Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin fin d’article
Rapport développement durable
Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin d’article
Ce rapport présente, comme chaque année, un ensemble d’actions engagées en faveur du développement durable. Si leur existence est une avancée, leur pertinence et leur portée méritent aujourd’hui d’être interrogées au regard des défis actuels.
Certaines initiatives, comme les balades artistiques ou les festivités gastronomiques, peuvent sembler éloignées des enjeux environnementaux. Pourtant, leur intégration reflète une volonté de sensibilisation transversale. La question centrale reste : ces mesures sont-elles à la hauteur des urgences que nous connaissons ?
Les problématiques soulevées – pollution, mobilité, déchets, urbanisation – appellent des réponses structurantes. Prenons l’exemple des transports : notre territoire est confronté à une saturation automobile, avec des conséquences directes sur la qualité de vie et l’environnement. Les déchets, quant à eux, atteignent 72 kg par habitant et par an, un niveau bien supérieur à la moyenne nationale. Quant à l’urbanisation, elle nous place face à une contradiction apparente : comment concilier l’impératif de logement, notamment social (loi SRU, loi ZAN), avec les exigences de sobriété et de préservation des ressources ? Comment garantir la justice sociale sans aggraver les inégalités environnementales, sachant que les populations les plus précaires subissent déjà les logements les plus énergivores et les moins salubres ?
Ces défis ne peuvent être relevés par des actions isolées. Ils nécessitent une vision globale, un projet de territoire ambitieux, capable d’intégrer systématiquement les enjeux climatiques dans chaque politique publique. Nous avons d’ailleurs amorcé cette démarche avec le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi) et le Plan de Prévention de l’Atmosphère (PPA), élaborés de manière participative et prospective. Ces outils démontrent qu’il est possible d’anticiper, d’associer les citoyens et d’agir avec responsabilité.
À l’aube d’un nouveau mandat, l’enjeu est clair : transformer ce catalogue d’actions en une feuille de route cohérente, qui donne aux habitants une perspective durable. Sans cette ambition, nous laissons le champ libre aux discours climatosceptiques et aux illusions d’un statu quo possible. Or, le changement climatique est une réalité – il nous incombe de le traiter avec la rigueur et l’audace qu’il exige.
C’est cette responsabilité collective que je souhaitais rappeler à travers ces observations.
Une politique d’aménagement aux priorités inégales
Tribune du magazine Sète.fr – février 2026
Depuis plus de 20 ans, les choix d’investissements publics et d’aménagements manquent de cohérence. Si certains équipements ont vu le jour, comme la Halle Marty, leur conception s’est faite sans répondre pleinement aux usages réels. Par exemple, l’accès à ce lieu, sa capacité d’accueil de 1600 spectateurs et les capacités de stationnement n’ont pas fait l’objet d’une analyse approfondie, alors qu’ils sont déterminants lors d’événements importants.
Dans le même temps, des enjeux essentiels sont relégués au second plan. L’état des routes, la préservation des paysages et la protection de la biodiversité ne bénéficient pas des moyens nécessaires. Récemment, des déversements d’eaux usées dans le canal, puis dans l’étang, ont fortement impacté les conchyliculteurs, alors même qu’une station d’épuration de 64 millions d’euros est présentée comme la solution. Le véritable chantier – la séparation des réseaux d’eaux usées – n’a, lui, jamais été mené.
Gouverner, c’est garantir durablement un cadre de vie sain, la protection des personnes et des biens, et ici, la protection absolue de notre lagune de Thau. Cela passera par le fait d’adapter l’urbanisation aux limites de notre environnement. Or, les faits montrent que cette hiérarchisation des actions laisse à désirer.
Il est encore temps d’agir, mais la situation exige un changement de cap !
Urbanisme/Entrée Est : Sète mérite mieux
Le maire dit vouloir mieux « encadrer la densification » et répondre « à la demande de
logements des actifs ». Quel revirement !
Durant 6 ans, il a voté toutes les délibérations permettant un projet démesuré et
hors-sol à l’Entrée Est : 1 850 logements, des immeubles jusqu’à 16 étages, et une tour de
40 m à l’entrée de la ville. Jamais il n’a exprimé la moindre réserve. Jamais il n’a demandé
la transparence sur la SAELIT.
Jamais il n’a contesté les choix contribuant à l’explosion des prix du logement. Rien pour
maîtriser l’essor des résidences secondaires. Rien pour garantir des logements à l’année.
Rien pour réduire l’attente interminable d’un logement social.
Là, soudain, il découvre ce besoin criant et voudrait apparaître comme le défenseur d’un
urbanisme maîtrisé ? On ne devient pas protecteur du cadre de vie après 6 ans d’approbation systématique.
Nous défendons une autre voie : une entrée de ville apaisée à taille humaine, pensée
d’abord pour l’économie locale, l’emploi et les besoins réels des gens. Nous défendons le
droit au logement pour tous quel que soit son revenu, par une politique volontariste de
réduction des résidences secondaires, de rénovation du bâti ancien, de création de logements sociaux adaptés aux besoins réels.
La révision du PLU doit être l’occasion de tourner la page d’un urbanisme opaque. Sète
mérite un projet clair, concerté, et une vision d’avenir assumée, pas des conversions de
dernière minute.
Nous vous souhaitons une très belle fin d’année à tous.
SAELIT et SPLBT : enfin un changement de gouvernance ?
Tribune du magazine Notre agglopôle – décembre 2025/janvier 2026
Depuis des années, sous la présidence de François Commeinhes, la SAELIT et la SPLBT fonctionnent avec une gouvernance verrouillée, marquée par l’opacité et un contrôle politique insuffisant. Les conseils d’administration, parfois limités à une seule séance annuelle, avec une présence d’élu·e·s très réduite, se sont trop souvent contentés d’entériner des décisions déjà arrêtées. Ce déficit de contrôle démocratique est d’autant plus grave que ces structures engagent des millions d’euros d’argent public, que les collectivités se portent garantes de leurs emprunts et qu’elles façonnent l’avenir de notre territoire.
Aujourd’hui, un tournant semble s’amorcer. En tant qu’actionnaire, Sète Agglopôle Méditerranée exige des évolutions : des conseils d’administration réunis au moins trois ou quatre fois par an, pour dégager un véritable temps de contrôle ; des élu·e·s administrateur·rice·s devant disposer des dossiers complets au moins deux semaines à l’avance et bénéficier de réunions préparatoires associant les services de l’agglomération. La présence de représentants des services de l’agglomération, en tant qu’observateurs, dans les conseils est également demandée afin de renforcer le suivi. Autant de principes de gouvernance qui auraient dû s’appliquer depuis longtemps…
Nous resterons pleinement mobilisé·e·s pour que la SAELIT et la SPLBT deviennent enfin ce qu’elles doivent être : des outils publics placés sous un véritable contrôle démocratique, au service de l’intérêt général, et responsables devant les élu·e·s, les communes et les habitant·e·s.
En attendant ces changements positifs, nous vous souhaitons d’excellentes fêtes de fin d’année.
Concession aménagement ZAC des Tonneliers avec le groupement aménageurs GGL-ARAC-SA ELIT – Compte Rendu Annuel à la Collectivité(CRAC) – Exercice 2024
Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article
Lors d’un débat en conseil communautaire il y a quelques mois à ce sujet, on estimait qu’on aurait dû laisser ce projet en jachère et le laisser être mis en débat lors des élections municipales, et laisser les prochains élus décider de l’avenir de cette de cette zone qui est quand même hyper stratégique d’un point de vue intercommunal. Permettre également le choix du type de développement qu’on souhaite donner, et notamment type de développement économique. Nous estimons qu’il y a encore trop majoritairement de logements, c’est encore 60 % de logements, sachant qu’il y a d’autres outils pour répondre aux besoins de logement des habitants et notamment, avec la régulation des résidences secondaires. Mais je ne vais pas refaire le débat ici, je voulais juste faire une proposition. En rapport avec le rapport d’activité du CODEV, du conseil de développement, qui lorsqu’il est saisi de certains projets futurs, de certains enjeux, produit des avis éclairés, travaille, se réunit, délibère, monte une véritable expertise sur les sujets sur lesquels l’agglo peut le saisir. Et j’aurais trouvé intéressant que le CODEV soit saisi de cette zone, de cet axe des Tonneliers pour qu’il nous aide à faire un peu de prospective de manière participative y compris peut-être au-delà de des membres du collège. Interpeller aussi les habitants, les citoyens, pour avoir un vrai débat public sur l’avenir de cette zone. Et j’aurais trouvé ça intéressant mais je pense que ce n’est pas trop tard pour le faire. Je voulais proposer ce travail, cet exercice, parce que je pense qu’il pourrait beaucoup nous éclairer sur les choix qu’on pourrait faire sur ce site.
Rapport du mandataire SPLBT – Exercice 2024
Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article
Juste pour préciser qu’habituellement sur ces deux rapports, nous votons contre parce que nous sommes opposés aux projets, d’un point de vue politique, qui sont portés par ces deux sociétés. Là, nous nous abstenons étant donné que nous soutenons vraiment ces changements de gouvernance qui sont exigés, qui sont demandés et c’était juste pour clarifier notre vote.
Rapport du mandataire SA ELIT – Exercice 2024
Intervention de Laura Seguin – vidéo en fin d’article
Juste pour dire que quand même, en réponse à Monsieur Sabatier, il y a une grande différence entre des réunions sur le terrain où on échange ou on discute et puis des conseils d’administration. On n’est pas quand même dans le même niveau décisionnel dans ces types d’espaces de rencontres et d’échanges. Vous l’avez dit Madame Coste, dans le conseil d’administration, on vote un budget quand même. Ce n’est pas pareil qu’une réunion sur le terrain. Donc c’est d’un point de vue décisionnel, c’est quand même beaucoup plus important d’être vigilant sur qui vient au conseil d’administration. Est-ce que les gens sont bien invités à l’avance, ont les bons dossiers à l’avance etc., plutôt que les réunions de terrain, qui sont certes importantes, mais pas décisionnaires. Donc voilà, nous on salue ces évolutions qui étaient souhaitables parce qu’effectivement c’est des outils publics qui devraient avoir un réel contrôle démocratique et jusqu’à maintenant, ce n’était pas le cas.
Rapport du mandataire SA ELIT – Exercice 2024
Intervention de Véronique Calueba – vidéo en fin d’article
Je pourrais dire « que de progrès ». En tout cas, c’est dommage que lors du dernier conseil municipal, lorsqu’on en a parlé, on n’a pas eu connaissance de cet échange de courriers. Je vais parler de la SAELit, mais la SPLBT, c’est à peu près pareil. On n’a pas eu la lecture des demandes que vous aviez portées et vous n’en avez même pas parlé au conseil municipal. Vous n’avez pas parlé des exigences que vous avez envoyées à son directeur et organisateur. Au-delà des compétences avec lesquelles nous ne sommes pas d’accord pour la SPLBT c’est les parkings en particulier Aristide Briant et pour la SAELit, c’est la façon dont ils aménagent la ZAC Entrée Est et la construction de parking. Au-delà de ces compétences, au dernier conseil municipal, quand on faisait le bilan de l’ensemble des compétences, quand on fait le bilan de la masse financière que gère ces structures, masses financières qui sont souvent garanties par la ville ou par l’agglo. Rien que pour l’année 2024, la SAELit a emprunté 30 M€, si j’ai bien le tableau sous les yeux, plus ce que la ville peut avancer. Tout ça brasse beaucoup d’argent. C’est de l’argent, quelque part, public, parce que ce sont les structures avec les garanties publiques, qui les empruntent. Et on avait constaté en 2025 un conseil d’administration, une assemblée générale. Alors à la limite que le nombre augmente, c’est parfait mais que les élus soient présents parce que, seule Madame Coste représentait les élus. Donc ça veut dire qu’on avait deux structures qui n’étaient pas contrôlées ni gérées par les élus représentant la SAM ou représentant la ville. Et ça tout le monde ne peut que le constater au regard de ces rapports d’activité. Et en fait, elles étaient gérées par qui ? Probablement par l’ancien président de l’agglo, qui voyait certainement le directeur régulièrement. Et elles étaient gérées par les administratifs techniciens, c’est-à-dire Monsieur Clair et son directeur des ressources et directeurs financiers, puisque dans les CA et dans les AG, ils apparaissent eux. Donc moi ça me pose un problème et je salue vraiment les demandes quant à la gouvernance que porte l’agglo, parce qu’on avait vraiment besoin d’un pilotage, on avait besoin de transparence, on a besoin de clarté et par rapport à cet engagement financier et politique. Même si je ne suis pas d’accord avec les projets politiques, ils vous regardent, c’est vous qui les portez, mais quand on engage pour des projets politiques et des projets d’aménagement, d’investissement, autant d’argent public, je pense qu’il faut que les élus soient présents pour donner la température, pour savoir ce qui se passe et qu’on ne donne pas les clés à une seule personne. C’est un peu l’image qu’on en a. En tout cas, ce qui apparaît, pour les projets d’aménagements de la SAELit étaient gérés par une seule personne, le directeur de ces structures-là et on se demande comment il décidait. Alors, j’ose espérer que François Commeinhes décidait avec lui, mais ils avaient l’air d’être bien seuls. Voilà. Donc merci pour ce que vous avez fait en espérant que ce soit accepté par la structure et mise en œuvre dès 2026, indépendamment du résultat des élections quand même, et que la demande de Monsieur Marques, Maire de Sète, soit aussi acceptée de façon à ce que nous ayons un contrôle et une transparence, une clarté sur ce que font ces deux structures-là. D’autant que vous avez demandé aussi un travail autour de la facturation, ça veut dire qu’on ne l’avait pas. Donc ça veut dire qu’on ne savait pas et ça c’est d’autant plus inquiétant. Donc moi je salue ce que vous mettez en place, autant la ville de Sète que l’agglo.
Plan Local d’Urbanisme – approbation de la modification simplifiée n°9
Intervention de Laura Seguin -2 vidéos en fin d’article
Une question très simple et très rapide. Avez-vous étudié la possibilité d’intégrer dans cette modification simplifiée du PLU la possibilité d’y intégrer que chaque nouvelle construction sera réservée l’habitation principale parce que à chaque fois je vous entends dire « la densification est nécessaire », « il va falloir créer des nouveaux logements » etc. Je me demande donc, densifier pour qui ? pourquoi ? parce qu’on sait à quel point dans ces secteurs de la ville, le nombre de résidences secondaires a explosé ces dernières années. Ces échos sont insupportables à chacune de mes prises de parole. Donc, avez-vous étudié d’intégrer cette possibilité à cette modification et, si c’est possible, pourquoi ne l’avez-vous pas fait ?
Et j’aimerais que vous m’apportiez des précisions sur la manière dont vous avez pu répondre aux demandes de l’agglo qui pointait un risque de malentendu pour les promoteurs parce- qu’en fait, il fallait clarifier les quotas exacts qui seraient attribués, notamment dans certains secteurs comme la ZAC Entrée Est, au logement locatif social d’un côté et au logement en accession sociale à la propriété d’un autre côté. Le risque pointé était que, derrière un discours sur la mixité sociale, il y avait un flou qui laissait finalement la main au promoteur pour choisir quel type de produits ils allaient développer et possiblement des produits plus rentables au détriment du logement réellement social et locatif. Quelle réponse avez-vous apportée à l’agglo qui pointait ce caractère incomplet et flou de la modification en terme de PLLS et PLAS et des quotas à formaliser pour préciser la nature des logements qu’on allait pouvoir développer sur cette zone.
